PÉTROLE
La Chine et l’Arabie saoudite renforcent leur coopération
le 24 janvier 2006 à 00h00
En quête de pétrole pour nourrir sa forte croissance, la Chine, deuxième consommateur d’énergie au monde, a renforcé hier sa coopération avec l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, à l’occasion de la première visite d’un souverain saoudien.
Les deux pays ont signé cinq accords de coopération, dont l’un sur le pétrole et le gaz.
Selon des experts, ce dernier accord gouvernemental, sur lequel aucun détail n’a été fourni immédiatement, serait le premier du genre.
Commentant l’accord, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Saoud al-Fayçal, a mis l’accent sur les intérêts convergents des deux pays. « La Chine est un des plus importants marchés et l’Arabie l’une des plus importantes sources d’énergie », a-t-il souligné.
Le prince a précisé que l’accord fixerait un cadre pour des investissements dans le domaine énergétique mais que des contrats pour des projets particuliers seraient conclus d’entreprise à entreprise.
Le roi Abdallah, arrivé dimanche à Pékin pour la première étape de trois jours de sa première tournée asiatique, a été reçu hier après-midi par le président Hu Jintao au Grand palais du peuple de Pékin, sur la place Tiananmen. La venue à Pékin du roi d’Arabie est une nouvelle illustration de la « diplomatie du pétrole » menée sur tous les fronts par la Chine pour assurer diversification et sécurité de ses sources d’approvisionnement en énergie. Cette politique, qui s’est d’abord attaquée à des pays isolés sur la scène internationale, comme le Soudan, se fait désormais sans exclusive, couvrant l’Amérique latine, avec le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie, et l’Afrique, avec notamment le Nigeria.
Si Pékin et Ryad entretiennent des relations diplomatiques depuis 1990 et si l’Arabie saoudite représente déjà 14 % des importations de pétrole brut chinoises, avec plus de 20 millions de tonnes l’année dernière, aucun souverain wahhabite ne s’était rendu jusqu’à présent chez le géant asiatique. « Les Chinois font flèche de tout bois », note Jean-Pierre Favennec, économiste à l’Institut français du pétrole basé à Paris, relevant que la Chine est la seule nation asiatique qui ne dépend pas majoritairement du Moyen-Orient pour ses approvisionnements pétroliers.
Cette coopération entre la Chine et l’Arabie saoudite pourrait de nouveau alimenter les craintes américaines sur l’émergence de la puissance chinoise.
En quête de pétrole pour nourrir sa forte croissance, la Chine, deuxième consommateur d’énergie au monde, a renforcé hier sa coopération avec l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, à l’occasion de la première visite d’un souverain saoudien.
Les deux pays ont signé cinq accords de coopération, dont l’un sur le pétrole et le gaz.
Selon des experts, ce dernier accord gouvernemental, sur lequel aucun détail n’a été fourni immédiatement, serait le premier du genre.
Commentant l’accord, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Saoud al-Fayçal, a mis l’accent sur les intérêts convergents des deux pays. « La Chine est un des plus importants marchés et l’Arabie l’une des plus importantes sources d’énergie », a-t-il souligné.
Le prince a précisé que l’accord fixerait un...
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