Lahoud défend le droit d’expression, devant les manifestants anti-US
le 21 janvier 2006 à 00h00
Le président Émile Lahoud a défendu hier le droit d’expression et d’opinion, consacré dans la Constitution. À condition de respecter les valeurs culturelles du Liban.
C’était là un propos de circonstance, et d’appui à peine voilé. Car le chef de l’État s’exprimait devant une délégation de cette « campagne des jeunes contre la tutelle américaine » qui avait participé à la manif-choc de samedi dernier devant le Sérail. À la suite des affrontements de ces manifestants, armés de cailloux, de bâtons et d’œufs, avec la police, le camp du 8 mars avait accusé la majorité de réprimer le droit d’expression. M. Lahoud a d’ailleurs ajouté qu’il faut toujours défendre la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban. Il a affirmé en substance qu’aujourd’hui, « les ennemis du Liban ciblent les constantes nationales et panarabes » (entendre principalement les liens avec la Syrie) « auxquelles ce pays est resté attaché durant les années passées. »
Cependant, le président Lahoud a réitéré son appel à un dialogue général rassembleur, seule solution à la crise actuelle. Il a répété qu’il soutient à fond un tel processus, autour de n’importe quelle table. En soulignant que par leur union, les Libanais se protégeraient contre les périls. Il a soutenu enfin que le pays ne peut s’isoler de son environnement et qu’il doit au contraire s’interactiver avec lui, pour continuer à jouer son rôle historique.
Par ailleurs, le président Lahoud a conféré hier avec Yaacoub Sarraf, ministre de l’Environnement, avec l’ancien ministre Fayez Chakar, et l’ancien ministre Ghazi Seifeddine. Il a reçu le nouveau supérieur du couvent et de l’institut Saint-Antoine de Baabda, le père Sarkis Tabr, accompagné du père Georges Sadaka et du frère Élie Chakhtoura. Ils lui ont exposé le programme du jubilé du centenaire que l’institut organise tout le long de cette année.
Le président Émile Lahoud a défendu hier le droit d’expression et d’opinion, consacré dans la Constitution. À condition de respecter les valeurs culturelles du Liban.
C’était là un propos de circonstance, et d’appui à peine voilé. Car le chef de l’État s’exprimait devant une délégation de cette « campagne des jeunes contre la tutelle américaine » qui avait participé à la manif-choc de samedi dernier devant le Sérail. À la suite des affrontements de ces manifestants, armés de cailloux, de bâtons et d’œufs, avec la police, le camp du 8 mars avait accusé la majorité de réprimer le droit d’expression. M. Lahoud a d’ailleurs ajouté qu’il faut toujours défendre la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban. Il a affirmé en substance qu’aujourd’hui, « les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.