L’euro a évolué hier presque au même niveau que la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux au terme d’échanges qui l’ont vu reculer d’abord pour ensuite se ressaisir avant de se stabiliser. La monnaie unique s’est ressentie en un premier temps du ralentissement de l’inflation dans la zone euro qui s’est chiffrée à 2,2 % en décembre sur un an contre 2,3 % en novembre et un pic à 2,6 % en septembre, surtout après les propos tenus par le ministre français des Finances, Thierry Breton, à cette occasion. Celui-ci a estimé que la Banque centrale européenne (BCE) doit « maintenir une politique monétaire sage et raisonnée en 2006 ». Et d’ajouter qu’il ne voyait pas « la nécessité d’augmenter les taux d’intérêt en zone euro », l’inflation étant « très bien tenue » selon lui. Mais l’euro ne tardait pas à être recherché après la publication de statistiques américaines contradictoires, ne préjugeant en rien de l’orientation prochaine de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). D’un côté, le nombre des demandes d’allocations chômage aux États-Unis a diminué de 36 000 au cours de la semaine dernière, s’inscrivant à 271 000 à sa fin. Ce développement, qui semble refléter des créations d’emplois non agricoles entraînées vraisemblablement par la vigueur de l’économie, devait être neutralisé, d’un autre côté, par les mauvais chiffres en provenance des deux secteurs de la construction et de l’industrie. À cet égard, les opérateurs ont été très déçus d’apprendre la chute de 8,9 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en décembre sur novembre ainsi que la baisse de 4,4 % du nombre des permis de construire pendant la même période. Il en est de même de l’annonce par la Banque de Réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans sa région a fléchi de 10,9 points en décembre à 3,3 points en janvier. Dans ces conditions, les perspectives de voir la Fed poursuivre sa politique restrictive du crédit semblaient de plus en plus exclues, à un moment où ces mêmes perspectives restaient nulles en zone euro. En effet, les opérateurs ont estimé devoir procéder à quelques ajustements de leurs positions de changes sans prendre la moindre initiative à l’actif ou au passif du dollar. Ils se sont montrés aussi hésitants à pousser l’euro dans une direction précise, le faisant négocier finalement à New York à 1,2095 $, après un plus bas à 1,2050 $ et un plus haut à 1,2126 $, contre 1,2110 $ la veille.
Les Bourses en hausse
La Bourse de New York a renoué avec la hausse hier dans un mouvement de rattrapage, après avoir digéré les mauvaises nouvelles en provenance d’Intel et de Yahoo la veille. Le marché n’a pas manqué de catalyseur pour monter : Apple a presque doublé ses bénéfices trimestriels et Merrill Lynch les a augmentés de 25 % ainsi que eBay, AMD et Pfizer dont les résultats ont été généralement satisfaisants.
Les Bourses européennes ont également fini en hausse, grâce à une chasse aux bonnes affaires après deux jours de baisses importantes. À cela auraient contribué des flux de liquidités sur tous les marchés ainsi que la bonne tenue de Wall Street qui a réconforté le moral des investisseurs. Les technologiques, les bancaires et les minières ont été les plus recherchées, elles ont été suivies par les fabricants automobiles et les sociétés de transport.
Pour ce qui est de la Bourse de Beyrouth, elle est parvenue elle aussi à se refaire une santé, après les pertes qu’elle avait essuyées depuis le début de la semaine. Dans ce contexte, Solidere a recouvré une partie du terrain qu’elle avait cédé avec la hausse de ses actions A de 20,25 $ à 20,51 $ et de ses actions B de 20,15 $ à 20,39 $.
Élie KAHWAGI
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