Affaire Seurat
Des traces d’ADN exploitables
dans les ossements de la banlieue sud
le 18 janvier 2006 à 00h00
Des traces d’ADN exploitables ont été découvertes dans les ossements, récemment découverts dans la banlieue sud, et qui pourraient appartenir à l’otage français Michel Seurat, enlevé en 1985 à Beyrouth et mort en détention, a indiqué hier à Paris une source proche du dossier.
Ces spécimens osseux avaient été transmis en novembre par les autorités libanaises au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, chargé en France de l’enquête sur sa disparition.
Réceptionnés par la Direction de la surveillance du territoire (DST) à Paris, les ossements ont été transmis au laboratoire central de la police judiciaire pour tenter de trouver des traces d’ADN permettant l’identification du corps, ce qui a pu être réalisé.
Il reste maintenant à comparer cet ADN avec celui d’un des deux enfants du disparu pour confirmer ou infirmer l’identification, a-t-on indiqué de même source, en précisant que ces prélèvements d’ADN devraient être prochainement réalisés.
Le sociologue Michel Seurat avait été enlevé par des miliciens à son arrivée à l’aéroport de Beyrouth le 22 mai 1985. Son rapt avait été revendiqué par un groupuscule clandestin, le Jihad islamique, qui avait annoncé sa mort en mars 1986. Son corps n’avait jamais été retrouvé.
Le 22 mai 2002, Marie Seurat et cinq anciens otages français au Liban dans les années 1980 (Roger Auque, Jean-Paul Kauffmann, Marcel Carton, Georges Hansen et Jean-Louis Normandin) avaient porté plainte contre X pour « enlèvement et séquestration aggravés en relation avec une entreprise terroriste ».
Fondateur du Cermoc, Michel Seurat conduisait des recherches sur les structures communautaires du régime syrien et sur le Liban. Ces articles sur le régime et la société syrienne ont été réunis dans un recueil intitulé L’État de barbarie.
Des traces d’ADN exploitables ont été découvertes dans les ossements, récemment découverts dans la banlieue sud, et qui pourraient appartenir à l’otage français Michel Seurat, enlevé en 1985 à Beyrouth et mort en détention, a indiqué hier à Paris une source proche du dossier.
Ces spécimens osseux avaient été transmis en novembre par les autorités libanaises au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, chargé en France de l’enquête sur sa disparition.
Réceptionnés par la Direction de la surveillance du territoire (DST) à Paris, les ossements ont été transmis au laboratoire central de la police judiciaire pour tenter de trouver des traces d’ADN permettant l’identification du corps, ce qui a pu être réalisé.
Il reste maintenant à comparer cet ADN avec celui d’un des deux enfants du disparu pour...
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