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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro récupère après son recul de la veille

L’euro a recouvré hier tout le terrain qu’il avait perdu la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, à la faveur d’indicateurs américains inférieurs aux attentes des économistes et étayant le scénario d’un arrêt prochain de la hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed), contrairement à la Banque centrale européenne (BCE). À cet égard, les opérateurs ont évoqué la hausse de 0,7 % des ventes de détail aux États-Unis en décembre par rapport à novembre, et de 0,2 %, hors secteur automobile, alors que les analystes tablaient sur une progression de 1 % et de 0,4 % respectivement, pour se débarrasser du dollar. Ce développement, qui semble refléter un manque d’appétit des Américains pour la consommation, dont les dépenses représentent les deux tiers du PIB, a été aggravé par la hausse de 0,5 % des stocks des entreprises aux États-Unis en novembre par rapport à octobre, à un rythme supérieur de la hausse de 0,1 % des ventes de ces stocks, laissant craindre un prochain ralentissement de la production industrielle. Par ailleurs, les prix à la production (hors alimentation et énergie), qui ont augmenté de 0,1 % en décembre au lieu de 0,2 % anticipé, ont révélé une inflation bénigne et inférieure aux attentes, qui ne sera pas de nature à encourager la Fed à poursuivre sa politique de resserrement monétaire. Ces chiffres, qui dépeignent une consommation américaine molle, des perspectives incertaines du secteur industriel et une inflation parfaitement sous contrôle, ont donc œuvré au passif du dollar. En revanche, l’euro a trouvé appui dans les propos tenus hier par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, lors d’une conférence financière à Vallender en Allemagne, affirmant qu’il sera « vigilant » face aux risques de dérapage inflationniste en zone euro, alors que la veille il n’avait pas évoqué la « vigilance » à l’issue du maintien du principal taux directeur de la BCE à 2,25 %. Dans ce contexte, il n’était guère surprenant que les opérateurs procédaient à des ventes bénéficiaires sur le dollar au profit de l’euro. Celui-ci s’est, en effet, négocié à New York sur un ton très ferme à 1,2135 $ contre 1,2035 $ la veille, en hausse de 0,83 % en moyenne. Nette reprise de la Bourse de Beyrouth La Bourse de New York était en baisse hier, les opérateurs ayant eu du mal à interpréter les chiffres publiés aux États-Unis, ce qui n’a pas aidé le marché à trouver une direction haussière. D’autre part, de nouveaux avertissements sur résultats de la part de Lucent et Tyco, après Alcoa et DuPont, ont pesé sur la tendance. De son côté, General Motors, qui a annoncé avoir dépassé en 2005 la barre des 9 millions de véhicules neufs vendus dans le monde, n’est pas parvenu à rassurer Wall Street. Les Bourses européennes ont également fini en baisse sur des prises de bénéfices, après les gains enregistrés en début de semaine. Le marché a été aussi victime de commentaires négatifs de courtiers sur les secteurs des télécoms, des assurances et de l’automobile en raison d’inquiétudes sur leur performance opérationnelle en 2006. Quant aux pétrolières, elles se sont repliées dans le sillage des cours du brut. À la Bourse de Beyrouth, tous les compartiments de la cote (développement, reconstruction, banques et cimenteries) ont continué à être bien entourés. Les actions A et B de Solidere sont parvenues à recouvrer tout le terrain qu’elles avaient abandonné la veille, progressant de 20,47 $ à 20,90 $ et de 20,53 $ à 20,85 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro a recouvré hier tout le terrain qu’il avait perdu la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, à la faveur d’indicateurs américains inférieurs aux attentes des économistes et étayant le scénario d’un arrêt prochain de la hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed), contrairement à la Banque centrale européenne (BCE). À cet égard, les opérateurs ont évoqué la hausse de 0,7 % des ventes de détail aux États-Unis en décembre par rapport à novembre, et de 0,2 %, hors secteur automobile, alors que les analystes tablaient sur une progression de 1 % et de 0,4 % respectivement, pour se débarrasser du dollar. Ce développement, qui semble refléter un manque d’appétit des Américains pour la consommation, dont les dépenses représentent les deux tiers du PIB, a...