Marwan Hamadé remet « le Nobel
du crime » au régime syrien
le 05 janvier 2006 à 00h00
Le talk-show animé par notre confrère Ali Hamadé sur la Future TV a été le théâtre hier d’une vive polémique entre le chef des services de renseignements syriens, le général Bahjat Sleimane, et les chefs de file des forces du 14 mars.
Le général Sleimane s’en est d’abord longuement pris à l’ancien vice-président syrien, Abdel Halim Khaddam, avant de revenir à la charge sur « les sacrifices consentis par la Syrie au Liban ». Il a précisé, dans ce sens, que le président Bachar el-Assad méritait « le prix Nobel de la paix » pour ses efforts au Liban. Il a ensuite affirmé que la Syrie n’avait tué personne au Liban, ni Kamal Joumblatt, ni Hassan Khaled, ni Béchir Gemayel, ni René Moawad, ni Rafic Hariri.
Le général syrien, qui a rappelé que Georges Haoui avait indiqué quelque temps avant sa mort que Kamal Joumblatt avait été assassiné par Damas, s’en est ensuite pris à la presse libanaise, qu’il a comparée à la presse israélienne. Il s’est ensuite directement adressé à Ali Hamadé, qui « parle et écrit désormais comme un journaliste israélien ». Ce à quoi Farès Souhaid lui a répondu quelques minutes plus tard qu’au moins cette presse libanaise permettait aux responsables syriens de s’exprimer, alors que les piliers du 14 mars n’ont jamais eu droit à la parole sur les ondes syriennes.
Le général Sleimane a enfin confirmé la responsabilité du sommet de la hiérarchie du régime syrien dans la prorogation du mandat Lahoud « pour des raisons stratégiques et régionales ».
Le responsable syrien s’est immédiatement attiré une réponse du ministre Marwan Hamadé, qui a reproché à la Future TV de donner la parole à « celui qui a participé à l’assassinat de Kamal Joumblatt » et « qui est partie prenante aux assassinats qui se déroulent au Liban » depuis le 14 février. C’est sur un ton très virulent que M. Hamadé a répondu, estimant que le président Assad méritait « le prix Nobel du crime ». Il s’est également demandé si le doctorat de Bahjat Sleimane avait également été « imposé par la force à l’Université libanaise », comme celui de Rustom Ghazalé.
C’est ensuite le chef du PSP, Walid Joumblatt, qui a pris la parole, pour évoquer la question de Kamal Joumblatt. « Désormais, celui qui fait un compromis avec ce régime de criminels est soit stupide, soit lui-même criminel, soit complice. Désormais, aucun compromis n’est plus possible avec ce régime de criminels », a-t-il asséné.
Le talk-show animé par notre confrère Ali Hamadé sur la Future TV a été le théâtre hier d’une vive polémique entre le chef des services de renseignements syriens, le général Bahjat Sleimane, et les chefs de file des forces du 14 mars.
Le général Sleimane s’en est d’abord longuement pris à l’ancien vice-président syrien, Abdel Halim Khaddam, avant de revenir à la charge sur « les sacrifices consentis par la Syrie au Liban ». Il a précisé, dans ce sens, que le président Bachar el-Assad méritait « le prix Nobel de la paix » pour ses efforts au Liban. Il a ensuite affirmé que la Syrie n’avait tué personne au Liban, ni Kamal Joumblatt, ni Hassan Khaled, ni Béchir Gemayel, ni René Moawad, ni Rafic Hariri.
Le général syrien, qui a rappelé que Georges Haoui avait indiqué quelque temps avant sa mort...
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