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Actualités - Chronologie

Les attaques de Moukhtara contre le Hezb auraient fait capoter la solution

Selon un professionnel informé, et fiable, les attaques de Joumblatt contre le Hezbollah ont fait capoter un arrangement qui aurait pu être conclu dimanche soir. Le leader progressiste, évoquant l’attentat contre Marwan Hamadé, a fait allusion à une voiture piégée déterminée, ajoutant qu’il existe des informations « que nous pourrions être obligés de révéler ». Dimanche soir, comme on sait, une délégation du tandem chiite a rendu visite au président Siniora à son domicile de Saïda. Elle lui a transmis les vues de Hassan Nasrallah concernant l’attitude de Joumblatt, en sollicitant ses propres éclaircissements. Pour savoir ce que la majorité parlementaire et plus particulièrement Saad Hariri pensaient des déclarations de leur allié Joumblatt. Laissant entendre que la ligne de ce dernier reflétait toujours le point de vue des haririens. Et que par conséquent on ne pouvait, dans un tel climat d’animosité, proclamer la conclusion d’un accord. Le tandem a donc demandé à savoir quel était l’arrière-plan du durcissement joumblattiste. Dans les coulisses, les cadres du Hezbollah et d’Amal accusent Joumblatt de vouloir torpiller tout règlement qui n’obligerait pas ces deux formations à virer de bord. C’est-à-dire à se poser à leur tour en adversaires du régime syrien. Ou encore à adopter une option qui serait embarrassante pour elles en ce qui concerne Chebaa. C’est-à-dire pour qu’elles réclament à leur tour de la Syrie une régularisation claire, officielle, de ce dossier doublement frontalier. Pour ces cadres, il est en tout cas évident que la solution envisagée au sujet de la crise dite du boycott ne plaît pas au leader de la Rencontre démocratique. Laquelle solution aurait été annoncée dimanche soir par Siniora en présence des délégués d’Amal et du Hezbollah, le député Ali Hassan Khalil et Hajj Hussein Khalil. À part une volonté manifeste d’attaquer pour attaquer, Joumblatt, disent ces cadres, a soulevé des points sensibles, qu’on ne peut ignorer. Il a parlé de monopole imposé au sein de la communauté chiite, de privation ou de discrimination des indépendants, bref de mainmise organisée. Il laisse entendre qu’en fait c’est le Hezbollah qui domine la communauté. Et qu’il interdit à des personnalités déterminées de participer au gouvernement, si les ministres chiites actuels devaient démissionner. Ce qui, selon Joumblatt, constitue un abus de position dominante de la part du tandem qui tient le haut du pavé. Quoi qu’il en soit, après la salve joumblattiste, l’on serait revenu à la case départ. Le Hezbollah et Amal ont en effet durci leur position. Ils ont certes rejeté les accusations de Joumblatt contre le Hezb et contre Nasrallah. Mais ils se sont aussi dressés contre la poursuite de la campagne hostile à la Syrie. En s’étonnant que dans ce climat d’animosité, certains antisyriens demandent au Hezbollah de s’entremettre avec Damas. Ajoutant qu’il faut d’abord une trêve médiatique, avec cessation des vitupérations contre la Syrie. Au stade actuel, la crise bat son plein. On avait pourtant espéré qu’un Conseil des ministres avec plénum, et présence des ministres chiites, clôturerait en beauté cette année qui s’achève. Il reste cependant de l’espoir, car on dit que certaines parties arabes déploient en douceur une médiation qui pourrait se révéler payante. Philippe ABI-AKL
Selon un professionnel informé, et fiable, les attaques de Joumblatt contre le Hezbollah ont fait capoter un arrangement qui aurait pu être conclu dimanche soir. Le leader progressiste, évoquant l’attentat contre Marwan Hamadé, a fait allusion à une voiture piégée déterminée, ajoutant qu’il existe des informations « que nous pourrions être obligés de révéler ».
Dimanche soir, comme on sait, une délégation du tandem chiite a rendu visite au président Siniora à son domicile de Saïda. Elle lui a transmis les vues de Hassan Nasrallah concernant l’attitude de Joumblatt, en sollicitant ses propres éclaircissements. Pour savoir ce que la majorité parlementaire et plus particulièrement Saad Hariri pensaient des déclarations de leur allié Joumblatt. Laissant entendre que la ligne de ce dernier reflétait toujours...