Le dollar a peu bougé hier face à l’euro sur des marchés des changes fonctionnant au ralenti à la veille du long week-end de Noël. Sa tendance a été un peu soutenue par la publication de chiffres américains mieux qu’attendu. À cet égard, les opérateurs ont fait état de la hausse de 4,4 % des commandes de biens durables aux États-Unis en novembre contre 3 % en octobre pour racheter le dollar, surtout que les analystes tablaient sur une progression bien moindre, de 1,1 %. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice de confiance des consommateurs dans l’économie américaine a progressé à 91,5 points en décembre contre 81,6 points en novembre. Ce chiffre, supérieur à une première estimation de 88,7 points, a également dépassé les attentes des analystes qui tablaient sur 89 points et a constitué un certain appui pour le dollar. Pourtant, certains cambistes ont avancé la chute de 11,3 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en novembre pour s’abstenir d’étoffer leurs positions de changes en dollar en cette période de fin d’année. Ils ont estimé devoir attendre des indications sur l’orientation future des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique avec l’arrivée de Ben Bernanke à la tête de la Réserve fédérale (Fed) à la fin du mois prochain et le remplacement d’Otmar Issing par Jürgen Stark au directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Les conjectures selon lesquelles la Fed s’approche de la fin de son resserrement monétaire début 2006, alors que la BCE pourrait s’engager dans une spirale de hausse de son principal taux directeur jusqu’à 3 % contre 2,25 % actuellement, semblent œuvrer toujours à l’actif de l’euro. Dans cette perspective, les opérateurs se sont montrés plus ou moins indifférents hier à l’annonce par la BCE que la balance des comptes courants de la zone euro a affiché un déficit de 9 milliards EUR en octobre après un solde négatif de 3,3 milliards EUR en septembre. Ils ont passé outre aussi à l’annonce également que la zone euro a enregistré une sortie nette de capitaux de 6,1 milliards EUR contre une entrée de 16,5 milliards EUR pendant la même période, estimant devoir garder dans leurs portefeuilles une bonne proportion d’euros. Dans ce contexte, les pressions sur la monnaie unique se sont progressivement relâchées, lui permettant de terminer la semaine à New York sans grand changement par rapport à la veille, à 1,1875 $.
Nouveau rebond de Solidere
La Bourse de New York était sans direction à la veille du long week-end de Noël, les données macro-économiques étant mitigées et les nouvelles en provenance des sociétés très rares. À part des informations selon lesquelles Texas Instruments négocie avec Bain Capital pour lui céder sa division systèmes de contrôle, et Boeing pourrait remporter un contrat de 10 milliards $ avec Singapour Airlines, les opérateurs n’avaient pas grand-chose à mettre sous la dent, indique-t-on dans les salles de marché, d’ailleurs désertées par les grands intervenants.
Les Bourses européennes ont également fonctionné au ralenti hier avant une pause de trois jours pour Noël. Les volumes ont donc été très réduits et les opérateurs, rares à la veille d’un week-end prolongé, n’ont guère réagi aux nouvelles économiques et en provenance des sociétés.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée fortement haussière dans tous les compartiments. De son côté, Solidere a opéré un nouveau rebond, portant ses actions A de 16,91 $ à 17,32 $ et ses actions B de 16,83 $ à 17,50 $.
Élie KAHWAGI
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