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Newcastle : Charles Nzogbia, le Français qui monte

Le jeune Français Charles Nzogbia, arrivé dans l’anonymat le plus total à Newcastle pour faire un essai en juin 2004 alors qu’il n’était que stagiaire au Havre, s’est imposé en une saison et à seulement 19 ans comme un élément-clé des Magpies. Nzogbia a débarqué dans le nord de l’Angleterre sur la pointe des pieds, totalement inconnu et âgé d’à peine 18 ans, au sein d’une équipe alors entraînée par sir Bobby Robson. Une séance d’entraînement a suffi à l’ancien sélectionneur de l’Angleterre pour déceler le potentiel de ce pur gaucher, capable de jouer à tous les postes du flanc gauche. « J’ai vu tout de suite qu’il avait du talent, se souvient Robson. J’ai dit au président : Lui, on le garde. » À Newcastle, personne n’a regretté d’avoir misé sur ce jeune « Frenchie ». Après une première saison « d’apprentissage », au cours de laquelle il a néanmoins pris part à 18 rencontres, il explose cette saison (déjà 19 matches, trois buts). « Je me sens vraiment bien ici, confie-t-il. Nous avons connu un début de saison un peu difficile, mais nous nous sommes bien repris. Le manageur (Graeme Souness) m’a fait confiance et j’ai su saisir l’opportunité. Je suis content. » Le « Français volant », son surnom en Angleterre, a connu son heure de gloire au mois de septembre, en marquant deux buts magnifiques lors de deux rencontres consécutives en championnat. « Mon premier but sous le maillot du club, à domicile en plus, était vraiment spécial, explique-t-il. J’étais vraiment fier. C’est le plus beau que j’aie marqué jusqu’ici dans ma carrière ». Ce coup franc à l’angle de la surface de réparation, placé dans la lucarne opposée face à Fulham, avait permis aux Magpies d’arracher le match nul (1-1, 5e journée). Il sait tout faire avec un ballon Une semaine plus tard, le 18 septembre, il inscrit à Blackburn le dernier des trois buts de son équipe (3-0, 6e journée). « Le manageur me fait jouer sur le côté gauche et me demande d’utiliser toute la largeur, centrer pour les attaquants et saisir ma chance si elle se présente. » Graham Souness, d’ailleurs, ne tarit pas d’éloge sur son protégé : « Il a le potentiel pour devenir un très grand joueur. Il sait tout faire avec un ballon, défendre, attaquer, tacler, marquer et offrir des buts. » Mais le début de saison n’a pas toujours été rose pour le jeune joueur, objet d’un litige entre son club formateur et Newcastle. « À un moment, cela a vraiment été dur, poursuit-il. Il y avait Le Havre qui voulait que je revienne en France et Newcastle qui voulait que je reste. Il fallait attendre le verdict du TAS (Tribunal arbitral du sport). » Finalement, Newcastle a dû payer une indemnité de formation au Havre d’un montant de 300 000 euros. « Je n’étais pas heureux là-bas. Je ne jouais pas parce que je n’avais pas voulu signer de contrat stagiaire », explique le Havrais de naissance, arrivé au centre de formation à l’âge de 11 ans. Une fois cet épisode digéré, il a fallu affronter une épreuve bien plus délicate, le décès de son père. Une blessure a aussi ralenti son ascension. Mais Nzogbia a du caractère, et tout ça l’a rendu plus fort : « Je continue à me donner à fond. Je sens que je peux faire du bon travail dans cette équipe. »
Le jeune Français Charles Nzogbia, arrivé dans l’anonymat le plus total à Newcastle pour faire un essai en juin 2004 alors qu’il n’était que stagiaire au Havre, s’est imposé en une saison et à seulement 19 ans comme un élément-clé des Magpies.
Nzogbia a débarqué dans le nord de l’Angleterre sur la pointe des pieds, totalement inconnu et âgé d’à peine 18 ans, au sein d’une équipe alors entraînée par sir Bobby Robson. Une séance d’entraînement a suffi à l’ancien sélectionneur de l’Angleterre pour déceler le potentiel de ce pur gaucher, capable de jouer à tous les postes du flanc gauche.
« J’ai vu tout de suite qu’il avait du talent, se souvient Robson. J’ai dit au président : Lui, on le garde. »
À Newcastle, personne n’a regretté d’avoir misé sur ce jeune « Frenchie ». Après...