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Marcel Desailly gêné d’être footballeur

Marcel Desailly se sent gêné d’être le représentant du football au milieu de champions comme Ladji Doucouré, Solenne Figuès, Serge Betsen, Émile Le Pennec ou Thomas Coville, invités comme lui des « Étoiles du sport » à La Plagne, en Savoie. « J’ai tellement honte qu’on parle autant de football que parfois je ne suis pas très à l’aise dans ce genre de rassemblement de sportifs. D’ailleurs, souvent, je n’ai pas osé venir à ce genre de rassemblement parce que inévitablement les médias se ruent sur le footballeur que je suis », avoue le champion du monde 1998. « Malgré moi, je vole la vedette à des champions qui la méritent autant que moi : cela me gêne terriblement. En plus, aujourd’hui, cela ne m’amuse plus d’être en première ligne. Je suis même à la limite de faire un rejet des médias. » À l’occasion de la quatrième édition des « Étoiles du sport » où un champion confirmé parraine un espoir, le footballeur lillois Maxime Mazurier, 16 ans, est le filleul intimidé de Marcel Desailly. Touchant, l’ancien international, impérial défenseur central, revient sur sa carrière. « Décontenancé » « Tout au long de ma carrière, je n’ai pas été habitué d’aller vers les gens ou à taper aux portes. Ce sont les gens qui venaient vers moi ou les portes qui s’ouvraient toutes seules. Aujourd’hui, quand les gens viennent vers moi, je suis surpris, voire décontenancé », explique-t-il. « Quand j’étais footballeur, l’appât du gain faisait tout, les médias et l’oseille menaient la danse de cette minifolie. Nous, nous étions beaucoup utilisés sans être très au courant des projets. Nous répondions à des questions que nous ne nous étions même pas posées. » Puis, en toute franchise, Marcel Desailly poursuit sous l’oreille attentive de son filleul : « Aujourd’hui, enfin, je me sens libre et libéré. Libéré d’un tas de contraintes, libre de faire ce que je veux et quand je veux, de faire des choses qui viennent de moi, de faire des choses pour les autres. Au fond de moi, je suis un père peinard. Depuis mon retour du Qatar, je le suis donc à fond. » À La Plagne, accompagné par trois de ses quatre enfants, le champion du monde apprécie, d’heure en d’heure, de se mêler aux autres champions. Inlassablement, ce Ghanéen de naissance, qui brossait les chaussures de foot des Loïc Amisse, William Ayache et Maxime Bossis lorsqu’il était au centre de formation de Nantes, apprend un autre univers. « Là, je découvre, je découvre, je découvre tout le monde, un autre monde, le vrai monde du sport. Quand j’étais footballeur, j’étais sur une autre planète où je n’avais le temps de rien, où je n’avais même pas le temps de regarder les Jeux olympiques ou juste la cérémonie d’ouverture. » Retour en Angleterre ? Après avoir quitté le Qatar en novembre, Marcel Desailly attend son officielle lettre de sortie. « J’ai quitté le Qatar parce que l’attrait du football et parce que l’attrait de l’argent n’étaient pas suffisants pour que j’y reste. Maintenant, j’attends ma lettre de sortie. Certainement qu’en février je serai libre de tout contrat », glisse l’ex-joueur de Chelsea. « Actuellement, je me sens encore capable de jouer en Europe jusqu’à 38 ans. Mais je ne me vois pas jouer en France parce que si je me plante, je vais me faire casser. Non, je me verrais bien rejouer en Angleterre, dans un club de milieu de tableau de Premier League ». À 37 ans, en Angleterre « ou pourquoi pas aux États-Unis où le championnat reprend en avril », Marcel Desailly est prêt « à tenter une nouvelle aventure sur le terrain, prêt à cultiver cette envie de jouer, d’alimenter la petite flamme » qu’il dit avoir encore en lui. Mais le champion calme aussi le jeu : « À mon âge, je ne suis plus capable de faire deux matches par semaine. Mais un match par semaine avec la possibilité de bien me reposer, oui, une quinzaine de matches par saison, pourquoi pas ? » En attendant, Marcel Desailly met la dernière main à un accord avec une télévision anglaise pour commenter la Coupe du monde. Après avoir récemment passé dix jours au Ghana, il certifie ne pas vouloir en entraîner l’équipe nationale, mais songe plutôt à son jubilé. « Quand j’aurai vraiment arrêté ma carrière, je l’organiserai certainement à Chelsea. L’argent récolté ira à une académie de football que j’ai ouverte à Accra, au Ghana. »
Marcel Desailly se sent gêné d’être le représentant du football au milieu de champions comme Ladji Doucouré, Solenne Figuès, Serge Betsen, Émile Le Pennec ou Thomas Coville, invités comme lui des « Étoiles du sport » à La Plagne, en Savoie.
« J’ai tellement honte qu’on parle autant de football que parfois je ne suis pas très à l’aise dans ce genre de rassemblement de sportifs. D’ailleurs, souvent, je n’ai pas osé venir à ce genre de rassemblement parce que inévitablement les médias se ruent sur le footballeur que je suis », avoue le champion du monde 1998.
« Malgré moi, je vole la vedette à des champions qui la méritent autant que moi : cela me gêne terriblement. En plus, aujourd’hui, cela ne m’amuse plus d’être en première ligne. Je suis même à la limite de faire un rejet des médias....