Le dollar était en léger mieux face à l’euro hier sur les marchés des changes internationaux. Il a été soutenu en particulier par les résultats de la balance américaine des capitaux. Celle-ci a enregistré en octobre un excédent record de 106,8 milliards de $, après 101,7 milliards de $ en septembre. Ce bon chiffre, qui a dépassé de beaucoup les attentes moyennes des économistes qui tablaient sur un excédent de 75 milliards de $, est venu ainsi dissiper les craintes suscitées la veille par l’aggravation du déficit commercial américain en octobre (68,9 milliards) et du déficit budgétaire fédéral en novembre (83,21 milliards). Les investisseurs, qui craignaient de voir le thème des déficits structurels revenir au premier plan, ont donc été rassurés par le flux continu de capitaux aux États-Unis (110,3 milliards) face aux sorties de fonds américains vers l’étranger (3,5 milliards). Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que la production industrielle aux États-Unis a progressé de 0,7 % en novembre après 1,3 % en octobre et que l’indice d’activité industrielle établi par la banque de Réserve de Philadelphie est remonté de 11,5 points en novembre à 12,6 points en décembre. Mais avec l’approche de la fin du cycle de resserrement monétaire aux États-Unis, évoquée mardi dernier par la Réserve fédérale (Fed), le dollar est resté pratiquement vulnérable dans des marchés qui s’intéressent presque exclusivement au différentiel de taux d’intérêt. Cette perspective a été renforcée hier par la baisse de 0,6 % des prix à la consommation aux États-Unis en novembre contre une baisse de 0,2 % en octobre, confirmant l’absence du moindre signe inflationniste et militant en faveur d’une pause prochaine sur le front des taux d’intérêt américains. Dans ce contexte, qui laisse penser que la dynamique des taux d’intérêt aux États-Unis a atteint son pic, le dollar est parvenu hier à freiner seulement son mouvement de baisse entamé dès le début de la semaine. En revanche, l’euro devait trouver un certain appui dans les propos attribués au président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, selon lequel « il ne faut pas attendre que l’inflation soit là, installée, pour lutter contre elle ». En effet, la monnaie unique devait subir seulement une certaine correction des excès commis à sa hausse malgré les bons chiffres américains publiés hier. Elle s’est finalement négociée à New York sur un ton résistant à la baisse à 1,1970 $ contre 1,20 $ la veille, en léger repli de 0,25 %.
Solidere à plus de 15 $ l’action
La Bourse de New York était légèrement orientée à la baisse hier dans un marché sans élan. Malgré les bons chiffres macroéconomiques publiés aux États-Unis, confirmant la solidité de l’économie et la fin du cycle de resserrement monétaire de la Fed, les opérateurs ont procédé seulement à des ajustements de leurs portefeuilles-titres. Les bonnes nouvelles en provenance des entreprises (hausse de 37 % des bénéfices de Goldman Sachs au 4e trimestre, restructuration de Merck, annulation par la Cour suprême d’Illinois d’une amende de 10,1 mlds $ infligée à Altria…) devaient aussi avoir un impact limité sur la cote.
Les Bourses européennes ont fini sur une note faible sous la conduite des pétrolières et des minières. Des prises de bénéfices sur les valeurs de télécoms et d’automobiles ont pesé aussi sur la tendance.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont allégrement franchi le seuil psychologique de 15 $, rebondissant de 14,78 $ à 15,40 $ et de 14,61 $ à 15,25 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar était en léger mieux face à l’euro hier sur les marchés des changes internationaux. Il a été soutenu en particulier par les résultats de la balance américaine des capitaux. Celle-ci a enregistré en octobre un excédent record de 106,8 milliards de $, après 101,7 milliards de $ en septembre. Ce bon chiffre, qui a dépassé de beaucoup les attentes moyennes des économistes qui tablaient sur un excédent de 75 milliards de $, est venu ainsi dissiper les craintes suscitées la veille par l’aggravation du déficit commercial américain en octobre (68,9 milliards) et du déficit budgétaire fédéral en novembre (83,21 milliards). Les investisseurs, qui craignaient de voir le thème des déficits structurels revenir au premier plan, ont donc été rassurés par le flux continu de capitaux aux États-Unis (110,3...