Sleimane Frangié impute à Khaddam
et Chehabi les dérives de la tutelle
le 12 décembre 2005 à 00h00
À cœur ouvert, et surtout à bâtons rompus, au sens littéral de l’expression : Sleimane Frangié a procédé hier, sur les ondes de la NTV, à un grand déballage. Il a descendu en flèche Abdel Halim Khaddam, Hikmat Chehabi et, à un moindre degré, Anjar, leur imputant les graves dérives de la tutelle syrienne. Il a par contre défendu Bachar el-Assad, et s’en est pris violemment, en les nommant, aux pôles locaux qui, selon ses dires, ont retourné leur veste. Dans ses propos, il a livré nombre d’histoires révélatrices des méthodes qui étaient pratiquées, notamment pour le parachutage au sein du pouvoir libanais. Et il a accusé des parties locales d’avoir partie liée avec Israël. D’autre part, l’ancien ministre a mis en garde, également hier, contre « une loi électorale qui marginalise certains groupes de la société notamment au Liban-Nord ». « Ce sera un acte de traîtrise de la part des députés qui adopteront (ce texte), qu’ils soient chrétiens ou musulmans », a-t-il dit. M. Frangié s’exprimait lors d’une tournée effectuée dans plusieurs villages du caza de Zghorta où il a été accueilli par les notables et les habitants de la région. « Toute loi qui consiste à regrouper Tripoli, Koura et Batroun dans une seule circonscription, ou Zghorta, Bécharré et Denniyé dans une autre, sera perçue comme une tentative de marginalisation certaine des chrétiens », a ajouté M. Frangié. Il a en outre estimé que la convivialité consiste à rassurer les parties quant à leurs relations les unes avec les autres « et non à consacrer la prééminence d’un groupe sur un autre ». Évoquant sa relation avec le Hezbollah, M. Frangié a affirmé qu’« il existe entre lui et le parti chiite une alliance politique permanente », soulignant que sa relation avec le secrétaire général du parti est « excellente ».
À cœur ouvert, et surtout à bâtons rompus, au sens littéral de l’expression : Sleimane Frangié a procédé hier, sur les ondes de la NTV, à un grand déballage. Il a descendu en flèche Abdel Halim Khaddam, Hikmat Chehabi et, à un moindre degré, Anjar, leur imputant les graves dérives de la tutelle syrienne. Il a par contre défendu Bachar el-Assad, et s’en est pris violemment, en les nommant, aux pôles locaux qui, selon ses dires, ont retourné leur veste. Dans ses propos, il a livré nombre d’histoires révélatrices des méthodes qui étaient pratiquées, notamment pour le parachutage au sein du pouvoir libanais. Et il a accusé des parties locales d’avoir partie liée avec Israël. D’autre part, l’ancien ministre a mis en garde, également hier, contre « une loi électorale qui marginalise certains groupes...
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