Lille a quitté mercredi la Ligue des champions dès la première phase, mais a été tout sauf ridicule, restant en course pour la qualification jusqu’au bout, dans un groupe relevé, avec l’épouvantail anglais Manchester United et la révélation espagnole Villarreal.
Le contexte n’a pas été des plus simples. Lille a dû faire face à un scepticisme tenace et jouer ses matches à domicile « à l’extérieur », dans le grand stade de France.
Nombreux étaient les analystes, observateurs ou simples spectateurs qui se demandaient avant la première journée si Lille était bien à sa place en C1. Une interrogation renforcée par la défaite à Lisbonne contre Benfica lors de la première journée (0-1).
« Après le premier match contre Benfica, tout le monde nous voyait éliminés, rappelait l’entraîneur Claude Puel la veille du match contre Villarreal. On m’a même demandé si nous allions continuer à jouer la Ligue des champions. »
Mais Lille n’a pas douté, a continué, a tenu tête aux Red Devils à Old Trafford (0-0) avant de les faire tomber à Saint-Denis (1-0). Et avec un peu plus d’audace face à Villarreal mercredi soir, les Lillois auraient pu prolonger leur présence en C1.
Claude Puel ne regrettait pas ses choix après l’amère défaite dans l’est de l’Espagne (0-1). Il soulignait juste le manque de réalisme de ses joueurs. « Mon équipe de départ m’a donné raison dans le contenu, c’est le scénario qui n’a pas été favorable. »
« Plein
d’enseignements »
Un constat confirmé par les joueurs. « On ne réalise pas un mauvais match, on a beaucoup plus d’occasions qu’eux. Mais on ne les met pas », soulignait le milieu Geoffrey Dernis.
L’équipe lilloise s’est comportée comme une formidable machine à faire déjouer dans ce groupe D, mais s’est montrée trop maladroite – et trop timide – devant. Résultat : deux buts encaissés en six matches pour un seul marqué.
Mais Lille ne repart pas les mains vides.
Il y a le lot de consolation : une place en 16es de finale de la Coupe de l’UEFA. Et aussi la fierté de terminer devant Manchester United.
La déception digérée, Lille devra très vite penser à la Ligue 1, avec des rendez-vous importants au cours du mois. Et à la C3, où le système des matches à élimination directe pourrait parfaitement convenir à sa nature prudente.
Lille pourra également s’appuyer sur l’expérience accumulée lors de son parcours en C1. Le groupe est très jeune et les deux Grégory, Tafforeau et Malicki, sont les seuls rescapés de la campagne en Ligue des champions 2001-2002.
« On est triste de ne pas continuer l’aventure dans cette Ligue des champions, mais on a appris et cela nous servira pour la suite de la campagne européenne », notait Geoffrey Dernis.
« On est très déçus. Mais avec le programme qui nous attend, on n’a pas le temps de pleurer sur notre sort. On finit troisième et on sort de cette Ligue des champions avec plein d’enseignements », confirmait Grégory Tafforeau.
Lille a quitté mercredi la Ligue des champions dès la première phase, mais a été tout sauf ridicule, restant en course pour la qualification jusqu’au bout, dans un groupe relevé, avec l’épouvantail anglais Manchester United et la révélation espagnole Villarreal.
Le contexte n’a pas été des plus simples. Lille a dû faire face à un scepticisme tenace et jouer ses matches à domicile « à l’extérieur », dans le grand stade de France.
Nombreux étaient les analystes, observateurs ou simples spectateurs qui se demandaient avant la première journée si Lille était bien à sa place en C1. Une interrogation renforcée par la défaite à Lisbonne contre Benfica lors de la première journée (0-1).
« Après le premier match contre Benfica, tout le monde nous voyait éliminés, rappelait l’entraîneur Claude Puel la...
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