Un thème récurrent sous-tend les concertations actuelles entre les diverses forces politiques locales : comment abréger la période de transition que traverse le pays et qui lui coûte beaucoup, car elle l’oblige à supporter une anomalie aberrante : la présence, dans une même Chambre, en état de survie artificielle, d’un système condamné moribond, aux côtés d’un nouveau-né dont il pompe l’air et qu’il empêche de s’épanouir, voire de s’émanciper. Il est clair que la seule issue positive tient dans le départ du régime. Une éviction qui, en pratique, ne peut pas passer par le judiciaire. Dans ce sens que pour faire révoquer le président par la Haute Cour de justice, il faudrait l’accuser soit de haute trahison, soit de violation de la Constitution soit de crimes infâmants, charges qui ne peuvent être...
Actualités - Opinion
Débat autour d’un processus susceptible de raccourcir la période de transition
Par KHOURY Emile, le 01 décembre 2005 à 00h00
Un thème récurrent sous-tend les concertations actuelles entre les diverses forces politiques locales : comment abréger la période de transition que traverse le pays et qui lui coûte beaucoup, car elle l’oblige à supporter une anomalie aberrante : la présence, dans une même Chambre, en état de survie artificielle, d’un système condamné moribond, aux côtés d’un nouveau-né dont il pompe l’air et qu’il empêche de s’épanouir, voire de s’émanciper. Il est clair que la seule issue positive tient dans le départ du régime. Une éviction qui, en pratique, ne peut pas passer par le judiciaire. Dans ce sens que pour faire révoquer le président par la Haute Cour de justice, il faudrait l’accuser soit de haute trahison, soit de violation de la Constitution soit de crimes infâmants, charges qui ne peuvent être...

