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Actualités - Chronologie

Échos de Syrie La livre reste sous pression

Par Jihad YAZIGI La livre syrienne a perdu environ 2 % de sa valeur au lendemain de la publication du rapport de Detlev Mehlis sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, avant de reprendre des couleurs dès le surlendemain. Le dollar cotait en effet 56,25 livres syriennes sur le marché noir samedi 22 octobre, alors que certains agents de change n’offraient pas de billets verts à la vente. Dès dimanche 23, la livre reprenait des couleurs, à environ 55,70 livres pour un dollar. Ce niveau reste cependant supérieur à celui de septembre dernier, quand le dollar se vendait à environ 54 livres syriennes sur le marché noir Depuis plusieurs mois, la livre syrienne fait preuve d’accès de faiblesse périodiques à cause du climat politique pesant. En septembre dernier, au moment de la visite de Mehlis en Syrie pour interroger des responsables syriens sur leur implication éventuelle dans l’assassinat de Rafic Hariri, la livre avait perdu du terrain par rapport à la monnaie américaine. La Banque centrale de Syrie avait alors annoncé une série de mesures qui avaient permis de juguler temporairement la demande. Ces mesures incluaient l’autorisation donnée aux Syriens, pour la première fois depuis des décennies, d’acheter des dollars américains sur le marché officiel, bien que cette décision soit assortie de plusieurs restrictions. La Banque centrale a aussi annoncé qu’elle intervenait directement sur le marché des changes en achetant des dollars au taux de 54 livres, qui était supérieur à celui alors appliqué par les banques commerciales du pays. La BCS continue cependant à être critiquée par de nombreux analystes pour l’absence de véritable stratégie et de cohérence dans ses décisions. Les différentes mesures adoptées semblent être des réactions aux mouvements du marché, plutôt que faisant partie d’une véritable politique. Le contrôle des changes reste de vigueur, et le gouverneur de la BCS, Adib Mayalé, avait annoncé, il y a quelques mois, qu’une libéralisation totale n’était pas encore d’actualité. L’une des cartes en faveur des décideurs syriens est le taux très important de réserves en devises détenues par la Syrie. Celles-ci sont estimées à environ 15 milliards de dollars. La gestion que la BCS fera de ces réserves, dans le cas d’une chute de la monnaie nationale, reste cependant encore difficile à évaluer. En coopération avec : The Syria Report

Par Jihad YAZIGI

La livre syrienne a perdu environ 2 % de sa valeur au lendemain de la publication du rapport de Detlev Mehlis sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, avant de reprendre des couleurs dès le surlendemain. Le dollar cotait en effet 56,25 livres syriennes sur le marché noir samedi 22 octobre, alors que certains agents de change n’offraient pas de billets verts à la vente. Dès dimanche 23, la livre reprenait des couleurs, à environ 55,70 livres pour un dollar. Ce niveau reste cependant supérieur à celui de septembre dernier, quand le dollar se vendait à environ 54 livres syriennes sur le marché noir
Depuis plusieurs mois, la livre syrienne fait preuve d’accès de faiblesse périodiques à cause du climat politique pesant. En septembre dernier, au moment de la visite de...