Le Parlement européen a rendu hier un vibrant hommage à Samir Kassir, martyr de la liberté de la presse. Le portrait de l’éditorialiste d’an-Nahar a flotté durant toute une journée, hier à Strasbourg, sur le siège de l’institution. Une minute de silence a été observée à la mémoire de l’écrivain.
Heureusement qu’il y a les institutions européennes pour rendre hommage à nos intellectuels. Chez nous, il existe heureusement aussi quelques cercles de résistance au sein de la société civile pour remplir le devoir de mémoire. Chez nous, en dehors de l’initiative de quelques ministres, députés, jeunes et amis du disparu devant les locaux de la Gauche démocratique, on n’a même pas cru bon de consacrer une séance parlementaire pour rendre hommage à un des pionniers dans la bataille pour la libération du pays de l’occupation syrienne. A-t-on observé seulement une minute de silence à la Chambre pour évoquer, dans la dignité et le respect, celui qui militait par la pensée pour que le printemps de Beyrouth fasse fleurir la démocratie partout dans le monde arabe ? Le président de la Chambre n’aurait-il pas pu au moins prendre l’initiative de déployer le portrait de l’écrivain place de l’Étoile, comme il se doit pour rendre hommage à ce brillant esprit qu’était Samir Kassir ?
Non. La liberté de pensée, il faut aller jusqu’à Strasbourg pour qu’on lui rende hommage. Le malheur arabe est bien plus profond qu’on ne le pense. Et, Samir Kassir, d’outre-tombe, a pu vérifier hier que, décidément, nul n’est jamais prophète en son pays. Même quand on tombe, en martyr, pour lui.
Michel HAJJI GEORGIOU
Le Parlement européen a rendu hier un vibrant hommage à Samir Kassir, martyr de la liberté de la presse. Le portrait de l’éditorialiste d’an-Nahar a flotté durant toute une journée, hier à Strasbourg, sur le siège de l’institution. Une minute de silence a été observée à la mémoire de l’écrivain.
Heureusement qu’il y a les institutions européennes pour rendre hommage à nos intellectuels. Chez nous, il existe heureusement aussi quelques cercles de résistance au sein de la société civile pour remplir le devoir de mémoire. Chez nous, en dehors de l’initiative de quelques ministres, députés, jeunes et amis du disparu devant les locaux de la Gauche démocratique, on n’a même pas cru bon de consacrer une séance parlementaire pour rendre hommage à un des pionniers dans la bataille pour la libération du...
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