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Actualités - Chronologie

Contacts multidirectionnels de l’Élysée pour que l’enquête internationale aille jusqu’au bout

PARIS, d’Élie MASBOUNGI Alors que le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, développait au cours de sa conférence de presse les vues officielles françaises sur la situation au Liban, mettant les réserves diplomatiques et les sourdines d’usage aux conclusions du rapport Mehlis et aux intimes convictions de l’enquêteur international, on apprenait de source gouvernementale digne de foi que des contacts ont été établis entre le président français Jacques Chirac, d’une part, et le roi Abdallah d’Arabie saoudite, le président égyptien Hosni Moubarak et le chef de l’État algérien Abdel Aziz Bouteflika, d’autre part. Ces contacts, ainsi que d’autres échanges de vues franco-chinois, à un moindre échelon, auraient permis au président Chirac d’expliciter, arguments à l’appui, la position française, visant à exprimer la ferme volonté de Paris de voir le processus judiciaire international aller jusqu’au bout afin de savoir clairement qui a assassiné Rafic Hariri et de le punir avec la plus grande sévérité, qui qu’il soit. La fermeté réside également dans la demande française à la Syrie de coopérer clairement et pleinement avec l’enquête internationale dans toutes ses phases et quelles que soient les juridictions mises en place pour traiter de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre libanais. Par contre, Paris ne suivrait pas Washington sur la voie de l’adoption de sanctions économiques contre la Syrie en raison des conséquences de telles sanctions sur le peuple syrien, mais soutiendrait les USA dans toute pression politique ou diplomatique visant à « ramener le régime syrien à la raison afin qu’il évite le pire », selon les propres dires d’un observateur assidu des subtilités de la diplomatie française, qui précise que le gouvernement de Jacques Chirac voudrait pouvoir convaincre Washington de favoriser le dialogue, et surtout de ne pas aller jusqu’à inscrire la Syrie comme un État pratiquant ou soutenant le terrorisme. De plus, l’Élysée et le Quai d’Orsay voudraient que les résolutions 1559 et 1595 soient traitées séparément malgré une certaine corrélation dans certains de leurs aspects, se promettant de suivre pas à pas les développements sur le terrain par rapport à ces deux résolutions, sans toutefois relâcher la pression sur Damas au niveau de la coopération pour l’application intégrale de ces résolutions (désarmement des milices libanaises et palestiniennes) et aussi par rapport à l’arrêt de toute ingérence dans les affaires du Liban.
PARIS, d’Élie MASBOUNGI

Alors que le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, développait au cours de sa conférence de presse les vues officielles françaises sur la situation au Liban, mettant les réserves diplomatiques et les sourdines d’usage aux conclusions du rapport Mehlis et aux intimes convictions de l’enquêteur international, on apprenait de source gouvernementale digne de foi que des contacts ont été établis entre le président français Jacques Chirac, d’une part, et le roi Abdallah d’Arabie saoudite, le président égyptien Hosni Moubarak et le chef de l’État algérien Abdel Aziz Bouteflika, d’autre part.
Ces contacts, ainsi que d’autres échanges de vues franco-chinois, à un moindre échelon, auraient permis au président Chirac d’expliciter, arguments à l’appui, la...