Non seulement Sébastien Loeb (Citroën Xsara) a répondu présent au rendez-vous qu’il s’était fixé en remportant le Tour de Corse, quatorzième des seize épreuves du championnat du monde des rallyes, mais il y a ajouté l’art et la manière, hier à Ajaccio.
Le Français a en effet réussi ce que, auparavant, aucun pilote n’avait réussi en Mondial : s’adjuger tous les temps scratches d’une même épreuve. Un formidable exploit que tout le monde tenait à souligner. À commencer par le dauphin du vainqueur, le Finlandais Toni Gardemeister (Ford Focus), dont les premiers mots constituaient le plus bel hommage.
« C’est vraiment énorme pour moi d’être deuxième derrière un pilote comme Loeb qui a été le plus rapide sur toutes les spéciales », commentait Gardemeister, tout heureux d’offrir à Ford un podium pour le centième rallye de la Focus. Même si l’écart était gigantesque, 1 min 51 sec 7 avec le Français. Le Finlandais, pas plus que le Norvégien Petter Solberg (Subaru Impreza), troisième à plus de deux minutes 40 secondes, n’avait pu, ne serait-ce qu’un instant, inquiéter le pilote de la Xsara. « J’avais annoncé que j’avais vraiment envie de gagner ce rallye. Comme on attendait que je gagne en Corse, il fallait bien faire quelque chose de plus pour se faire remarquer. Je me sentais bien, j’étais en mesure d’attaquer fort du début à la fin sans prendre de risque », commentait Loeb à l’arrivée. Aussi simple que ça.
Marcus Gronholm (Peugeot 307), lui aussi, avait été impuissant vendredi avant de renoncer le soir, victime d’une boîte de vitesses capricieuses, bloquée en troisième à l’arrivée de l’ES4. Le Finlandais éliminé, Peugeot ne pouvait plus rien espérer dans la quête du titre constructeurs.
Loeb lancé à pleine vitesse vers la victoire, il ne restait plus qu’à François Duval à tenir son rang sur l’autre Xsara pour faire de la Corse un lieu de triomphe. Comme l’an passé quand Loeb avait connu son premier sacre, Citroën son deuxième.
Mais après des problèmes de freins samedi matin, le Belge devait tomber à nouveau dans ses travers, connaître une sortie de route, partir en tonneaux, et ruiner les espoirs d’une fête corse. Pour Citroën, il faudrait encore attendre.
D’autant que Nicolas Bernardi, le remplaçant de Markko Martin chez Peugeot, après un timide début, retrouvait ses sensations pour remonter en huitième position et offrir deux points au Lion. Une remontée sans doute encouragée par la bonne prestation des deux autres « officiels » français, Stéphane Sarrazin 4e sur la Subaru, et Alexandre Bengué, 6e sur la modeste Skoda Fabia.
Neuf victoires cette saison, dont six d’affilée, dix-neuf depuis le début de sa jeune carrière, un grand chelem depuis la Corse, Sébastien Loeb, lui, affole les compteurs. « Les records ne sont pas mon obsession, se défendait pourtant le vainqueur. Ma priorité, c’est de rester concentré sur la victoire, sur le championnat. Après, c’est certain, les records font toujours plaisir. On ne va pas cracher dessus. »
Et Loeb ne veut pas en rester là. Le « Monsieur plus » du rallye tourne maintenant son regard vers la Catalogne. Que pourrait-il faire encore si ce n’est d’ajouter un autre succès à son formidable palmarès et rejoindre les 20 victoires de son glorieux aîné, Didier Auriol.
« On a une super voiture, des supers pneus, on a tout ce qu’il faut. Moi je me sens bien dedans. Alors c’est vrai que cela fait un ensemble qui me permet de me battre pour la victoire pratiquement partout. Et cette semaine encore en Catalogne », prévenait Loeb.
Une semaine catalane qui pourrait bien revêtir une importance toute particulière. Avec un troisième titre constructeurs, mais aussi l’annonce du retour de Citroën en 2007 après le Conseil mondial, mercredi à Rome...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Non seulement Sébastien Loeb (Citroën Xsara) a répondu présent au rendez-vous qu’il s’était fixé en remportant le Tour de Corse, quatorzième des seize épreuves du championnat du monde des rallyes, mais il y a ajouté l’art et la manière, hier à Ajaccio.
Le Français a en effet réussi ce que, auparavant, aucun pilote n’avait réussi en Mondial : s’adjuger tous les temps scratches d’une même épreuve. Un formidable exploit que tout le monde tenait à souligner. À commencer par le dauphin du vainqueur, le Finlandais Toni Gardemeister (Ford Focus), dont les premiers mots constituaient le plus bel hommage.
« C’est vraiment énorme pour moi d’être deuxième derrière un pilote comme Loeb qui a été le plus rapide sur toutes les spéciales », commentait Gardemeister, tout heureux d’offrir à Ford un podium...