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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Rebond de l’euro après l’inflation américaine

L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’un chiffre d’inflation hors énergie moins fort que prévu aux États-Unis, ce qui a diminué quelque peu les perspectives de hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed). Le billet vert, qui était soutenu en début de journée face aux principales devises, est reparti à la baisse après la publication de l’indice des prix à la consommation pour septembre. Cet indice a augmenté de 1,2 % par rapport à août aux États-Unis, alors que les économistes tablaient sur une progression de 0,9 %. Mais l’indice de base (hors alimentation et énergie) est ressorti inférieur à leurs attentes, à 0,1 % contre 0,2 % attendu. Les marchés des changes se sont donc focalisés sur la hausse moins forte que prévu de 0,1 % de l’indice de base qui a mis le dollar sous pression, dans la mesure où cela va réajuster à la baisse les perspectives de hausses des taux d’intérêt américains. C’est ainsi que ceux qui s’attendaient à des hausses de taux au-delà de 4,5 % ne tardaient pas à revoir leurs prévisions à la baisse, ce qui a ôté au dollar une partie de son soutien, car jusqu’à ces chiffres de l’inflation, les analystes tablaient sur un relèvement des taux d’intérêt par la Fed à 4,50 %, voire 4,75 % d’ici au 1er trimestre 2006, contre 3,75 % actuellement. De plus, le dollar s’est ressenti de la chute de 1,3 % de la production industrielle américaine en septembre, soit sa plus forte baisse depuis 1982. Il a pâti aussi de la baisse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis, calculé par l’Université du Michigan, de 76,9 points en septembre à 75,4 points en octobre. Enfin, la maigre hausse de 0,2 % des ventes de détail en septembre aux États-Unis par rapport à août, soit un chiffre inférieur aux prévisions des analystes, a également déçu les investisseurs. Du coup, les cambistes se sont mis à racheter l’euro, le faisant négocier en fin de journée à New York en hausse de 0,62 % à 1,2095 $ contre 1,2020 $ la veille. Les Bourses soutenues par la baisse du pétrole La Bourse américaine a évolué en hausse hier, grâce au recul des cours du brut et à une inflation de base moins forte que prévu aux États-Unis. L’implication qu’on a pu tirer de ces deux développements est qu’il y aura un peu moins de pression sur la Fed pour qu’elle augmente ses taux. De ce fait, les opérateurs ont rapidement digéré les autres indicateurs négatifs (production industrielle, ventes de détail, confiance des consommateurs…). Ils se sont tournés ainsi vers les résultats des sociétés généralement encourageants, dont ceux de General Electric, et les nouvelles rassurantes en provenance de General Motors, Texas Instruments, Boeing… Les Bourses européennes ont fini également en hausse, soutenues par la baisse des prix pétroliers. Les opérateurs ont été rassurés aussi par les chiffres moins forts que prévu de l’inflation américaine. Enfin, les valeurs technologiques ont profité de la confiance des analystes de Goldman Sachs sur les ventes de Nokia ainsi que de l’annonce par Samsung Electronics d’une forte demande au 4e trimestre sur les semi-conducteurs. À la Bourse de Beyrouth, une chasse aux bonnes affaires a bénéficié aux actions A et B de Solidere qui ont progressé de 12,96 $ à 13,09 $ et de 12,54 $ à 13,03 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’un chiffre d’inflation hors énergie moins fort que prévu aux États-Unis, ce qui a diminué quelque peu les perspectives de hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed). Le billet vert, qui était soutenu en début de journée face aux principales devises, est reparti à la baisse après la publication de l’indice des prix à la consommation pour septembre. Cet indice a augmenté de 1,2 % par rapport à août aux États-Unis, alors que les économistes tablaient sur une progression de 0,9 %. Mais l’indice de base (hors alimentation et énergie) est ressorti inférieur à leurs attentes, à 0,1 % contre 0,2 % attendu. Les marchés des changes se sont donc focalisés sur la hausse moins...