Paris, d’Élie MASBOUNGI
Il a fallu attendre 24 heures pour qu’un porte-parole officiel français, celui du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattei, évoque hier le « suicide » du ministre syrien de l’Intérieur, le général Ghazi Kanaan. En déclarant simplement qu’il n’a « pas de commentaire à faire » sinon que la France « attache une grande importance à l’enquête internationale conduite par le juge Detlev Mehlis » et que Paris invite « tous les pays de la région à coopérer à cette enquête ».
À l’Élysée et au Quai d’Orsay, on indique qu’au cours de sa réunion prévue ce matin avec le président Jacques Chirac, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, évoquera le nouveau tournant pris par les événements au Liban et en Syrie suite à la disparition de Ghazi Kanaan.
Un expert arabe en matière de services de sécurité, résidant en France, a estimé que dans le contexte actuel, la disparition du général Kanaan pourrait être la conséquence d’une certitude que le dossier de M. Mehlis contient des documents et éléments de preuve accablants pour de hauts responsables syriens. Cet expert, qui a souhaité garder l’anonymat, estime par ailleurs que des langues en Syrie même pourraient se délier et que cela pourrait entraîner « d’autres actes spectaculaires » à Damas comme à Beyrouth.
Il a ajouté qu’il ne faut pas s’étonner de nouvelles « disparitions » de personnages impliqués ou soupçonnés d’implication dans le meurtre de Rafic Hariri.
De son côté, un ancien cadre d’un important service de sécurité européen a pour sa part estimé que le « suicide » de Ghazi Kanaan serait beaucoup plus motivé par des rivalités au sein de la classe dirigeante, qui auraient dégénéré au cours de ces dernières semaines pour créer un climat de graves dissensions et de crise de confiance dans les cercles proches du pouvoir syrien.
Il a fallu attendre 24 heures pour qu’un porte-parole officiel français, celui du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattei, évoque hier le « suicide » du ministre syrien de l’Intérieur, le général Ghazi Kanaan. En déclarant simplement qu’il n’a « pas de commentaire à faire » sinon que la France « attache une grande importance à l’enquête internationale conduite par le juge Detlev Mehlis » et que Paris invite « tous les pays de la région à coopérer à cette enquête ».
À l’Élysée et au Quai d’Orsay, on indique qu’au cours de sa réunion prévue ce matin avec le président Jacques Chirac, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, évoquera le nouveau tournant pris par les événements au Liban et en Syrie suite à la disparition de Ghazi Kanaan.
Un expert...
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