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VATICAN L’œcuménisme éclipsé par les évêques réunis en synode

Le souci de réaffirmer l’identité catholique éclipse le désir d’unité avec les autres confessions chrétiennes (œcuménisme) dans les interventions des évêques du monde entier réunis en synode depuis le 2 octobre au Vatican. Les représentants des Églises orthodoxes, anglicane et luthérienne invités à ce synode ont pu prendre la parole mardi soir, mais leurs discours, rendus publics mercredi, n’ont pas suscité beaucoup d’écho parmi les 242 « pères synodaux » réunis sur le thème de l’eucharistie sous la présidence du pape Benoît XVI. L’eucharistie (ou communion) commémore le dernier repas du Christ avec ses disciples (Cène) avant sa mort. Dans l’Église catholique, il s’agit d’un sacrement et les hosties distribuées par le prêtre sont véritablement « le corps du Christ », une théologie partagée par les orthodoxes, mais pas par les protestants. L’évêque anglican de Chichester (Grande-Bretagne) John Hind et le luthérien Per Lonning (Norvège) ont dit leur incompréhension devant le refus par l’Église catholique de partager la communion avec les non-catholiques. Les autres courants protestants (réformés ou pentecôtistes) n’ont pas été invités au synode. Le métropolite orthodoxe de Pergame (Grèce), Mgr Zizioulas Johannis, a déploré pour sa part qu’il était « dommage d’avoir les mêmes convictions sur l’importance de l’eucharistie, mais de ne pas être capable de la partager à la même table ». Mais le cardinal italien Angelo Sodano, secrétaire d’État, leur avait répondu par avance lundi en appelant les catholiques à resserrer les rangs avant de rechercher l’unité avec leurs « frères séparés ». Quant au cardinal Lubomyr Husar, chef de l’Église uniate ukrainienne, il est revenu mercredi sur sa demande d’un synode regroupant toutes les Églises catholiques de rite oriental avec les orthodoxes. Dans l’état actuel des choses, une telle réunion ne pourrait concerner que les Églises orientales dépendant du Vatican, a-t-il expliqué, tout en espérant qu’un synode catholiques-orthodoxes puisse se tenir « plus tard ». Mais « cela dépendra de la volonté du pape », a-t-il relevé. Pour l’heure, les « pères synodaux » catholiques sont surtout préoccupés par l’affaiblissement de leur Église face à la sécularisation et à la progression des sectes et Églises protestantes. Les débats à huis clos ont donné lieu à 231 interventions préparées et 150 prises de parole spontanées, selon les chiffres rendus publics par le service de presse du Vatican. Ils opposent partisans d’un recentrage autour des dogmes et des règles de l’Église et défenseurs d’une plus large ouverture pastorale. L’opposition se cristallise sur la définition de l’eucharistie, « don » de Dieu qu’il faut savoir mériter, ou « droit » pour tout chrétien sincère qui la demande. Les uns insistent sur l’impossibilité de donner la communion aux divorcés remariés ou à ceux qui défendraient le droit à l’avortement, tandis que les autres cherchent le moyen d’enrayer la désertion de nombreux fidèles découragés par leur mise à l’écart.
Le souci de réaffirmer l’identité catholique éclipse le désir d’unité avec les autres confessions chrétiennes (œcuménisme) dans les interventions des évêques du monde entier réunis en synode depuis le 2 octobre au Vatican.
Les représentants des Églises orthodoxes, anglicane et luthérienne invités à ce synode ont pu prendre la parole mardi soir, mais leurs discours, rendus publics mercredi, n’ont pas suscité beaucoup d’écho parmi les 242 « pères synodaux » réunis sur le thème de l’eucharistie sous la présidence du pape Benoît XVI. L’eucharistie (ou communion) commémore le dernier repas du Christ avec ses disciples (Cène) avant sa mort. Dans l’Église catholique, il s’agit d’un sacrement et les hosties distribuées par le prêtre sont véritablement « le corps du Christ », une théologie...