L’Espagne a des motifs d’être inquiète après avoir écrasé inutilement Saint-Marin (6-0), la victoire de la Serbie-et-Monténégro devant la Bosnie (1-0) l’ayant condamnée à un barrage compliqué face à la Suisse, la Slovaquie ou la Norvège, sur la route du Mondial 2006 de football.
« Maintenant, on va souffrir en barrage », a titré le quotidien sportif Marca hier. « La Bosnie ne nous a pas aidés, demain (vendredi) nous connaîtrons notre adversaire et nous jouerons notre qualification les 12 et 16 novembre », poursuit le journal.
« En barrage », titre en une le concurrent As. « Carton inutile en raison du succès de la Serbie ». « Chacun est à la place qu’il mérite », reconnaissait, fataliste, le sélectionneur espagnol Luis Aragones à l’issue du parcours décevant de son équipe, certes invaincue, mais par trop souvent inefficace en attaque. L’Espagne se retrouve donc « au repêchage », comme en 2003 pour l’Euro 2004 au Portugal.
La Norvège se dressait alors face à l’Espagne. Après un succès étriqué et inquiétant à l’aller à Valence (2-1), les Espagnols avaient assuré leur qualification au retour à Oslo (3-0). « Peu importe sur qui on tombe, ce sera de toute façon compliqué », prévient Luis Aragones. « Les trois sont des adversaires difficiles, car ils ont fini deuxièmes de leurs groupes. La Suisse était même sur le point de terminer première », a-t-il ajouté. Et vu les tourments que les Helvètes ont causé aux Français, une confrontation avec l’équipe suisse n’aurait rien d’une sinécure.
Mercredi, l’Espagne devait au moins passer quatre buts à Saint-Marin et miser sur un match nul 0-0 de la Serbie-et-Monténégro contre la Bosnie. Mais les Serbes ont gagné, grâce à un but de « l’Espagnol » Mateja Kezman, qui joue aux côtés de Fernando Torres à l’Atletico Madrid.
Kezman avait déjà fait mal aux Ibériques en égalisant le 7 septembre à Madrid lors de la confrontation retour entre l’Espagne et la Serbie-et-Monténégro (1-1). C’est lors de ce match à domicile que l’Espagne a laissé filer l’occasion de se qualifier directement pour la Coupe du monde.
Au stade Vicente-Calderon, l’Espagne, dominatrice en première période, ne trouvait qu’une seule fois la faille, par son capitaine Raul. Insuffisant face à une Serbie-et-Monténégro qui allait refaire surface en seconde période.
« Le match contre la Serbie-et-Monténégro au Vicente-Calderon a été la rencontre-clé », reconnaissait Aragones. « L’Espagne a été meilleure ce jour-là, mais nous n’avons pas gagné. »
Les Espagnols savaient alors ce qu’il leur restait à faire. Gagner en Belgique et à Saint-Marin, ce qu’ils ont fait, et espérer que la Serbie-et-Monténégro soit accrochée lors de ces deux derniers matches, contre la Lituanie et la Bosnie, ce qui n’est pas arrivé.
La préoccupation du sélectionneur espagnol est désormais de préparer au mieux les rendez-vous des 12 et 16 novembre, avec une journée de Liga juste avant (mercredi 9).
Aragones a déjà fait savoir qu’il pouvait convoquer les internationaux le lundi 7 et espère « un accord entre les clubs, la fédération et les autres ». Car « deux jours, c’est très peu pour préparer un match si important ».
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« Maintenant, on va souffrir en barrage », a titré le quotidien sportif Marca hier. « La Bosnie ne nous a pas aidés, demain (vendredi) nous connaîtrons notre adversaire et nous jouerons notre qualification les 12 et 16 novembre », poursuit le journal.
« En barrage », titre en une le concurrent As. « Carton inutile en raison du succès de la Serbie ». « Chacun est à la place qu’il mérite », reconnaissait, fataliste, le sélectionneur espagnol Luis Aragones à l’issue du parcours décevant de son équipe, certes invaincue,...