En réponse à la conférence de presse tenue par le président de l’Ordre des médecins déclarant la cessation de la coopération avec les compagnies d’assurances privées, l’Association des compagnies d’assurances du Liban (ACAL) a publié un communiqué précisant que :
• Les compagnies d’assurances privées œuvrent à renforcer la coopération efficace avec les médecins, convaincue qu’une telle coopération est dans l’intérêt du secteur des assurances ainsi que dans l’intérêt des assurés et des hôpitaux.
• Les compagnies d’assurances contribuent à assurer à la majorité des médecins une grande partie de leurs rentrées. Cela constitue un facteur de stabilité, notamment en cette période de crise économique qui se répercute négativement sur le secteur de la santé.
• Contrairement à ce qu’on laisse entendre, la majorité des compagnies d’assurances règlent les factures hospitalières et les honoraires des médecins dans les délais. Les compagnies d’assurances ne sont pas, par conséquent, responsables du retard observé dans le remboursement des médecins.
• Les compagnies d’assurances demeurent disposées à séparer les honoraires des médecins de la facture hospitalière, comme c’est le cas aujourd’hui suite à l’accord tripartite conclu entre un grand nombre d’entre elles, les hôpitaux et les comités médicaux au sein des hôpitaux. Les compagnies d’assurances insistent, dans ce cadre, sur la nécessité de dynamiser le rôle de ces comités puisque cela est dans l’intérêt des médecins, des hôpitaux et des médecins.
• Les compagnies d’assurances affirment qu’elles ont toujours adopté les tarifications des actes médicaux telles que prévues par la classification nationale élaborée par l’Ordre des médecins, en accord avec le ministère de la Santé. De même, les compagnies d’assurances se conforment aux tarifications fixées pour chacune des classes d’hospitalisation. Néanmoins, cela n’empêche pas certaines compagnies d’assurances de s’entendre avec les hôpitaux et les médecins sur des tarifications préférentielles, dans le cadre des programmes de santé qu’elles mettent au point. C’est une chose évidente et habituelle qui est avantageuse au citoyen assuré et au médecin.
• Il est illégal qu’un comité ou un ordre prenne des mesures qui contredisent les clauses des contrats conclus entre les différentes parties concernées par l’assurance médicale et qui sont en vigueur. Les compagnies d’assurances sont soucieuses des intérêts des médecins.
« Le conseil d’administration de l’Association des compagnies d’assurances du Liban se déclare désolé par la décision prise par le conseil de l’Ordre des médecins et par la campagne médiatique négative qu’il mène, a poursuivi le communiqué. Rien ne justifie cette mesure négative et non objective d’autant que les compagnies d’assurances sont favorables à tout dialogue positif, objectif et juste avec les différentes parties concernées par le secteur de la santé, principalement l’Ordre des médecins, le syndicat des hôpitaux privés et les comités médicaux, à condition qu’aucune des parties n’impose ses conditions rédhibitoires à l’autre. »
« À cette occasion, ajoute le communiqué, le conseil d’administration de l’Association des compagnies d’assurances du Liban incite le citoyen assuré à s’accrocher à tous ses droits relatifs à la couverture des prestations médicales, conformément aux conditions de la police d’assurance, comme à l’obtention des meilleurs soins médicaux de la part de l’hôpital et du médecin traitant sans qu’il n’ait à régler des services inclus dans la police d’assurance. »
Et ACAL d’inviter les assurés à entrer en contact avec la compagnie auprès de laquelle ils sont assurés pour surmonter toute difficulté qu’ils pourraient rencontrer, suite à la décision prise par le conseil de l’Ordre des médecins.
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