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Marché de l’immobilier Acquisitions arabes : le Liban a la cote

Les ressortissants des pays du Golfe investissent toujours autant dans le foncier libanais. En l’espace de quatre ans (des étés 2001 à 2005), les biens-fonds officiellement acquis par des investisseurs arabes représentent une superficie totale de plus de 4,5 millions de m2. Ce nombre est sans aucun doute plus important si nous prenons en compte toutes les transactions faites sous des prête-noms. Notre étude a comptabilisé plus de 270 acquisitions au cours de cette période. La moyenne de ces transactions tourne autour de 17 000 m2. Parmi les opérations les plus médiatiques figurent les projets résidentiels du centre-ville de Beyrouth (Beirut Tower Platinum Tower) et les projets touristiques du groupe émirati al-Habtoor à Sin el-Fil et à Haret el-Sitt. Malgré les événements politiques et sécuritaires qui ont marqué l’année 2005, près de 900 000 m2 ont été achetés au cours des sept premiers mois de l’année. L’appétit des acheteurs arabes pour le sol libanais a plusieurs explications : – Depuis le 11 septembre 2001, les investisseurs arabes considèrent le Liban comme une nouvelle destination pour leur placement financier. – Grâce à une législation attractive, le Liban offre un cadre favorable à l’investissement foncier. – L’essor du tourisme local encourage les projets dans les secteurs hôtelier et touristique. Par exemple, le retour au premier plan des stations estivales de Aley et de Bhamdoun contribue à encourager les investisseurs pour des projets à la fois résidentiels et touristiques. – Apprécié comme lieu de villégiature, le Liban séduit toujours autant les ressortissants arabes pour son climat, ses paysages, sa culture, ses commerces de luxe, ses restaurants et sa vie nocturne. – L’évolution des cours du baril de pétrole accentue les liquidités de certains investisseurs du Golfe. Les biens-fonds situés au sud du Mont-Liban restent les plus prisés. Plus de 80 % des achats se concentrent dans les cazas de Baabda, Metn et Aley. Les ressortissants arabes restent particulièrement traditionalistes dans leur placement géographique et continuent d’investir dans les mêmes régions. Les villages de Abadieh, Sakiet el-Misk, Aïn Sofar, Kornayel, Bhamdoun, Dahr el-Sawan, Falougha, Aley et Aïn Saadeh font partie des sites les plus recherchés. Si les Saoudiens et les Émiratis font partie des plus actifs sur le marché, la part des acquisitions des Koweïtiens ne cesse de progresser depuis 2002. Par exemple, plus de 225 000 m2 ont été vendus à des Koweïtiens en 2005 devançant pour la première fois depuis longtemps les Saoudiens. Au total, la majorité des transactions est prévue pour un usage résidentiel privé. Le plus souvent, les acquéreurs envisagent la construction de leur quartier d’été sous la forme de luxueuses villas. Le boom du secteur touristique, qui n’a cessé de battre des records depuis les années 2000 – à l’exception de 2005 –, a mis la puce à l’oreille à de nombreux investisseurs arabes. Ainsi, plus de deux millions de m2 ont été acquis pour des projets touristiques (hôtels, complexes balnéaires, parcs d’attractions, centres de villégiature). Ce secteur offre de réelles opportunités d’investissements. Par exemple, il existe un créneau dans la construction de complexes hôteliers haut de gamme dans les régions traditionnelles du tourisme arabe comme Aley et Bhamdoun. Pourquoi ne pas commencer par la réhabilitation du Grand Hôtel de Sofar ? En coopération avec RAMCO
Les ressortissants des pays du Golfe investissent toujours autant dans le foncier libanais. En l’espace de quatre ans (des étés 2001 à 2005), les biens-fonds officiellement acquis par des investisseurs arabes représentent une superficie totale de plus de 4,5 millions de m2. Ce nombre est sans aucun doute plus important si nous prenons en compte toutes les transactions faites sous des prête-noms.
Notre étude a comptabilisé plus de 270 acquisitions au cours de cette période. La moyenne de ces transactions tourne autour de 17 000 m2. Parmi les opérations les plus médiatiques figurent les projets résidentiels du centre-ville de Beyrouth (Beirut Tower Platinum Tower) et les projets touristiques du groupe émirati al-Habtoor à Sin el-Fil et à Haret el-Sitt.
Malgré les événements politiques et sécuritaires qui ont marqué...