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Actualités - Chronologie

IMMIGRATION L’assaut de Melilla, réaction spontanée ou action planifiée ?

L’armée espagnole a commencé à viabiliser hier à Melilla une large zone destinée à accueillir les quelque 350 immigrants africains qui étaient parvenus la veille à entrer dans l’enclave espagnole du nord du Maroc. Les 350 immigrants ont, par ailleurs, été conduits au commissariat de police afin d’être enregistrés, et ils devraient entrer en possession d’une pièce d’identité magnétique qui leur permettra de circuler librement dans Melilla. La nuit de lundi à hier n’a pas été marquée par un nouvel assaut, mais de nombreuses interrogations subsistaient sur les circonstances de cet assaut. Les quelque 350 Africains subsahariens qui ont passé leur première nuit à la belle étoile à Melilla assuraient hier que l’assaut la veille contre les grilles ceinturant l’enclave espagnole dans le nord du Maroc avait été spontané, ce dont doutent les responsables marocains et espagnols. « L’assaut de lundi a été le fruit du hasard, spontané et massif », lance nerveusement l’Ivoirien Maxim Ikra, après une rude journée d’attente devant le Centre d’accueil temporaire des émigrés de Melilla, qui affiche complet depuis une semaine. « Nous sommes épuisés et las de répondre à vos questions répétitives sur l’hypothèse d’une possible préparation de l’assaut », s’interpose un compatriote ivoirien, enveloppé dans une couverture qui le protège du froid de la nuit. Mais un agent de la garde civile espagnole, qui a écouté la conversation, s’interroge : « Comment est-il possible que 600 personnes puissent donner l’assaut comme un seul homme et sans aucune préparation ? » Un militant de l’Association marocaine des droits de l’homme considère, lui aussi, que cette attaque d’envergure « n’a pas été le fruit du hasard, mais une stratégie planifiée ». Un responsable de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a estimé, de son côté, que la « tentation » est grande chez les ressortissants d’Afrique subsaharienne, car des pays européens comme « l’Espagne et l’Italie procèdent de temps en temps à la régularisation des sans-papiers ». Une ONG marocaine, l’Association du Rif pour la solidarité, est du même avis, tout en allant plus loin en pointant du doigt les « réseaux criminels spécialisés dans le trafic humain ». Sur un autre plan, un sondage a révélé hier que les Espagnols sont à 70 % favorables au déploiement de l’armée à Melilla et Ceuta pour freiner les assauts d’immigrants clandestins aux frontières de ces enclaves avec le Maroc. Une écrasante majorité de 90 % juge également que le Maroc « ne fait pas le nécessaire » contre l’immigration clandestine vers Ceuta et Melilla, révèle ce sondage.
L’armée espagnole a commencé à viabiliser hier à Melilla une large zone destinée à accueillir les quelque 350 immigrants africains qui étaient parvenus la veille à entrer dans l’enclave espagnole du nord du Maroc. Les 350 immigrants ont, par ailleurs, été conduits au commissariat de police afin d’être enregistrés, et ils devraient entrer en possession d’une pièce d’identité magnétique qui leur permettra de circuler librement dans Melilla. La nuit de lundi à hier n’a pas été marquée par un nouvel assaut, mais de nombreuses interrogations subsistaient sur les circonstances de cet assaut.
Les quelque 350 Africains subsahariens qui ont passé leur première nuit à la belle étoile à Melilla assuraient hier que l’assaut la veille contre les grilles ceinturant l’enclave espagnole dans le nord du Maroc...