Après Sex and the City, Friends, 24, Alias, Lost et autres séries TV, voici la nouvelle venue, celle qui met en émoi quelques dizaines de millions d’Américaines et qui, dès le premier épisode de la première saison, est devenue LA série télé culte du moment: Desperate Housewives. Finis les déboires des quatre héroïnes new-yorkaises, célibataires et «fashionistas» à souhait. Maintenant on s’attaque aux femmes au foyer. La série fait un tabac aux États-Unis, et la première saison est actuellement diffusée en France par Canal + et devrait sortir incessamment en DVD. À peine donc quelques épisodes, et la série rafle 2 Golden Globes (meilleure série et meilleure actrice pour Teri Hatcher) et 6 Emmy Awards le 18 septembre dernier, autant que Lost.
Pourquoi cet engouement? Tout simplement parce que tous les ingrédients de la vie y sont distillés à la perfection et que la grande force de la série est l’identification. À l’instar d’une Carrie, d’une Miranda, d’une Samantha ou d’une Charlotte (les quatre héroïnes de Sex and the City, NDLR), on a toutes quelque chose de Susan, Gabrielle, Bree, Lynette ou Edie.
Desperate Housewives, c’est une sorte de suite à Sex and the City. Si la première parle des problèmes des trentenaires à trouver l’âme sœur, la deuxième étudie, par contre, la cruelle réalité de la vie auxquelles sont confrontées les quadragénaires ! Divorce, enfants, solitude, lassitude, doutes et parfois drames. Voici le pitch de cette série qui ne plaira probablement pas aux hommes.
Tout commence avec le suicide de Mary Alice, une femme au foyer, mère d’un jeune garçon et qui semblait heureuse. De l’au-delà, Mary Alice va commenter les réactions de ses «anciennes» copines. «Pourquoi?» est la question qui va le plus souvent revenir sur les lèvres des quatre habitantes de Wysteria Lane. Qui sont ces jeunes femmes? Au départ, elles sont quatre, puis viendra se greffer Edie. Susan (Teri Hatcher) est la toute nouvelle divorcée du groupe. Abandonnée par son mari pour une fille bien plus jeune qu’elle (le coup classique quoi), elle élève seule son adolescente de fille et craque pour Mike, un plombier au passé et aux activités troubles.
Célibataire et sexy, maladroite et naïve, Susan est la Sherlock Holmes de la série, elle tient à découvrir les causes du suicide de son amie.
Gabrielle (Eva Longria) est une ex-mannequin new-yorkaise qui a épousé Carlos pour son argent. Elle s’ennuie à la maison et sa liaison avec le jardinier de 17 ans lui redonne le sourire. Sophistiquée et désinhibée, Gabrielle est très drôle – son interprète est l’actuelle fiancée du basketteur français Tony Parker. Bree (Marcia Cross) est en apparence une femme au foyer modèle, parfaite maman et épouse idéale.
Surprenante et émouvante, Bree est en fait très manipulatrice – son interprète est l’ancienne psy Kimberley, complètement folle de Melrose Place. Lynette (Felicity Huffmann, qui est la 1re à recevoir un Emmy) est une ex-executive woman à qui tout réussissait.
Enfin Edie (Nicolette Sheridan) est la bimbo de la série. Plusieurs fois divorcée, elle est peu farouche et joue de ses charmes assez éhontement pour arriver à ses fins avec la gent masculine. Paumée et vulgaire, langue de vipère et politiquement incorrecte, Edie n’a pas d’amie – son interprète est aussi une ancienne recalée de série télé. Elle est l’inoubliable Paige dans Knots Landing. En gros, une série qui tombe à pic dans le paysage audiovisuel du moment.
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