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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro se ressaisit un peu malgré une bonne statistique américaine

L’euro s’est légèrement ressaisi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, mais le billet vert est resté soutenu par une perspective de relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, après des discours dans ce sens de plusieurs responsables de la Fed. La publication du chiffre des commandes de biens durables en août aux États-Unis, chiffre nettement supérieur aux attentes des analystes, n’a pas fait véritablement progresser le dollar. Ces commandes ont progressé de 3,3 % en août contre une baisse de 5,3 % en juillet, alors qu’on tablait sur une hausse plus modeste de 0,7 %. Mais les opérateurs ont décidé de ne pas accorder trop d’importance aux données économiques hier, estimant devoir rééquilibrer leurs positions de change en faveur de l’euro. De ce fait, ils se sont montrés plutôt indifférents à l’annonce par l’institut de sondage GfK que le moral des consommateurs allemands s’est détérioré de 3,3 points à 3,1 points en septembre en raison du pétrole cher et des incertitudes politiques. Ils ont également ignoré le recul de la conjoncture industrielle française de 101 points en août à 100 points en septembre selon l’Insee et l’annonce que l’Italie a enregistré un déficit commercial de 372 millions EUR en août avec les pays hors Union européenne, contre un excédent de 502 millions EUR en juillet. Ils ont été, en revanche, plutôt rassurés par les nouvelles faisant état d’une baisse du nombre de chômeurs en Allemagne de quelque 40 000 pour redescendre de 4,73 millions de personnes en août à 4,69 millions en septembre, témoignant de plusieurs créations d’emplois non agricoles dans la première économie de la zone euro. L’annonce par la Confédération de l’Industrie britannique (CBI) que les ventes de détail en Grande-Bretagne ont atteint leur plus faible niveau depuis 22 ans en septembre n’a soutenu le dollar que passagèrement hier ainsi que la révision en baisse du PIB britannique de 1,8 % à 1,5 % au 2e trimestre. C’est ainsi que quelques ventes bénéficiaires sur le billet vert ont permis à l’euro de se négocier finalement à New York sur un ton résistant à 1,2035 $ contre 1,2010 $ la veille, en légère hausse de 0,21 %. Les Bourses européennes en forte hausse La Bourse américaine s’est montrée moins unanime à la hausse hier, en raison du rebond des prix du brut qui a suivi la publication des stocks hebdomadaires de produits pétroliers aux États-Unis. Wall Street, qui avait opéré un bond à l’ouverture après le bon chiffre des commandes de biens durables, est devenue hésitante ensuite, subissant l’impact du pétrole cher. Les nouvelles, selon lesquelles le producteur d’électricité américain NRG s’apprête à acquérir Texas Genco pour un montant de 5 milliards $, ont laissé de marbre les opérateurs ainsi que l’annonce par Dell du lancement d’une nouvelle gamme d’ordinateurs. Ils ont été plutôt influencés par la mise en garde d’Eastman Kodak que son bénéfice d’exploitation serait inférieur à ses prévisions initiales cette année. Les Bourses européennes ont, pour leur part, clôturé en forte hausse, portées notamment par la progression des valeurs bancaires et automobiles. Les opérateurs se sont positionnés sur plusieurs banques bénéficiant d’une excellente croissance ainsi que sur plusieurs fabricants automobiles après le succès du Salon de Francfort. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont renoué avec la hausse, progressant de 12,99 $ à 13,18 $ et de 13 $ à 13,06 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro s’est légèrement ressaisi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, mais le billet vert est resté soutenu par une perspective de relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, après des discours dans ce sens de plusieurs responsables de la Fed. La publication du chiffre des commandes de biens durables en août aux États-Unis, chiffre nettement supérieur aux attentes des analystes, n’a pas fait véritablement progresser le dollar. Ces commandes ont progressé de 3,3 % en août contre une baisse de 5,3 % en juillet, alors qu’on tablait sur une hausse plus modeste de 0,7 %. Mais les opérateurs ont décidé de ne pas accorder trop d’importance aux données économiques hier, estimant devoir rééquilibrer leurs positions de change en faveur de l’euro. De ce fait, ils se sont montrés...