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Actualités - Chronologie

Nucléaire L’uranium d’Ispahan serait inutilisable pour alimenter une bombe

Alors que le dossier iranien est au cœur de toutes les attentions, plusieurs diplomates familiers du dossier ont relativisé la dangerosité de l’affaire, estimant hier que l’uranium converti dans l’usine d’Ispahan, depuis la mi-août, était de trop mauvaise qualité pour servir à alimenter une bombe atomique. Des déclarations qui nuancent le rapport publié le 2 septembre par l’AIEA, selon qui l’Iran a produit 6,8 tonnes d’hexofluorure d’uranium gazeux (UF6), pouvant être « enrichi » en combustible à usage militaire. « Cet UF6 est bon à jeter », a déclaré un diplomate occidental basé à Vienne. Un autre diplomate a jugé que « l’UF6 produit à Ispahan était d’une si faible qualité qu’il risquait d’endommager les centrifugeuses. Il y a de quoi se demander pourquoi ils insistent tant pour (faire tourner l’usine) ». Plusieurs diplomates expliquent l’attitude de Téhéran par une volonté de ne pas perdre la face dans les négociations engagées avec l’AIEA et la troïka européenne, qui a promis des contreparties économiques et commerciales si l’Iran renonce à son programme nucléaire. De fait, l’Iran poursuivait son bras de fer avec l’AIEA hier. Effectuant un pas de plus dans l’escalade, Téhéran a averti qu’elle pourrait reprendre l’enrichissement d’uranium si le Conseil de sécurité de l’ONU est saisi de son dossier nucléaire. « La suspension de l’enrichissement figure parmi les concessions que nous supprimerons » si les Occidentaux ne modifient pas la résolution votée samedi par l’AIEA et insistent pour l’appliquer, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, lors de son point de presse hebdomadaire. L’Iran a gelé son programme d’enrichissement il y a deux ans à titre de « mesure de confiance ». Lundi soir, le ministère des Affaires étrangères avait déjà donné le ton en affirmant que « si l’agence ne modifie pas sa résolution ou insiste pour l’appliquer, l’Iran sera contraint de revenir sur toutes les concessions volontaires, notamment l’application du protocole additionnel » au TNP. Mais M. Assefi a affirmé mardi que la production d’uranium enrichi ou le blocage des inspections poussées n’interviendraient pas dans l’immédiat. « Nous allons attendre quelques jours pour voir ce que les parties vont faire », a-t-il expliqué. Téhéran a signé en 2003 le protocole additionnel, qu’il n’a pas ratifié mais qu’il affirme appliquer à la lettre. Réagissant aux menaces iraniennes, la France a appelé hier Téhéran à faire des « propositions constructives » sur son programme nucléaire.
Alors que le dossier iranien est au cœur de toutes les attentions, plusieurs diplomates familiers du dossier ont relativisé la dangerosité de l’affaire, estimant hier que l’uranium converti dans l’usine d’Ispahan, depuis la mi-août, était de trop mauvaise qualité pour servir à alimenter une bombe atomique.
Des déclarations qui nuancent le rapport publié le 2 septembre par l’AIEA, selon qui l’Iran a produit 6,8 tonnes d’hexofluorure d’uranium gazeux (UF6), pouvant être « enrichi » en combustible à usage militaire. « Cet UF6 est bon à jeter », a déclaré un diplomate occidental basé à Vienne. Un autre diplomate a jugé que « l’UF6 produit à Ispahan était d’une si faible qualité qu’il risquait d’endommager les centrifugeuses. Il y a de quoi se demander pourquoi ils insistent tant pour (faire...