L’euro a cédé du terrain face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs corrigeant leur réaction initiale aux nouvelles sur le cyclone Rita, alors que la monnaie unique a souffert de la faiblesse de la conjoncture industrielle dans sa région. Les marchés ont donc commencé à peser l’impact de toute hausse du pétrole occasionnée par ce cyclone non seulement sur l’économie américaine mais aussi sur l’économie européenne. De ce fait, la requalification de Rita en ouragan 5 n’a pas affecté le billet vert, mais a contraint l’euro à abandonner ses gains de la veille. À cela aurait contribué l’annonce hier par l’Office européen des statistiques que les entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro ont baissé de 1,6 % en juillet contre une hausse de 3,1 % en juin. Ce développement, qui a mis en relief la nécessité d’une baisse des taux d’intérêt dans cette région pour soutenir sa croissance, n’a pas tardé à tirer vers le bas l’euro. Cela d’autant que la veille le FMI avait révisé ses pronostics de croissance des deux côtés de l’Atlantique en faveur du dollar, estimant que le PIB américain devrait croître de 3,3 % en 2005 contrairement au PIB de la zone euro dont la hausse ne dépassera pas 1,2 % pendant la même période. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents hier à l’annonce par le Conference Board que son indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois, a reculé de 0,2 % en août après une baisse de 0,3 % en juillet. Il en est de même de l’annonce par le département du Travail que les demandes hebdomadaires d’allocation chômage aux États-Unis ont augmenté de 8 000 au cours de la semaine close le 17 septembre pour totaliser 432 000, en raison des suppressions d’emplois entraînées par le cyclone Katrina, et qui est passée comme inaperçue. Le marché, qui avait exagéré ces derniers temps en intégrant tous ces facteurs négatifs au prix du dollar, a donc estimé hier devoir le racheter, fait-on savoir dans les milieux cambistes. L’euro ne tardait pas à en souffrir, subissant la pression des ventes bénéficiaires qui l’ont ramené à New York de 1,2215 $ à 1,2150 $, en baisse de 0,53 %.
Reprise de Wall Street
La Bourse américaine est passée dans le vert hier en fin de journée, dans un marché cherchant à corriger sa forte chute de la matinée. L’annonce en soirée que le cyclone Rita a réduit sa puissance pour être rétrogradé en catégorie 4 et la détente qui a suivi sur le front des prix pétroliers semblent expliquer ce changement de la tendance. En outre, l’annonce par Delta Air Lines de son intention de supprimer de 7 000 à 9 000 emplois dans le cadre d’un plan d’économies de 3 milliards $ a soutenu la cote, ainsi que la décision de McDonald’s d’introduire en Bourse fin octobre sa filiale Chipotle Mexican Grill.
Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont pour la plupart terminé dans le rouge, plombées par Rita qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur les prix du pétrole et le secteur de l’assurance.
À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée hier à la hausse de 12,81 $ à 12,99 $ pour les actions A et à la baisse de 12,92 $ à 12,89 $ pour les actions B.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a cédé du terrain face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs corrigeant leur réaction initiale aux nouvelles sur le cyclone Rita, alors que la monnaie unique a souffert de la faiblesse de la conjoncture industrielle dans sa région. Les marchés ont donc commencé à peser l’impact de toute hausse du pétrole occasionnée par ce cyclone non seulement sur l’économie américaine mais aussi sur l’économie européenne. De ce fait, la requalification de Rita en ouragan 5 n’a pas affecté le billet vert, mais a contraint l’euro à abandonner ses gains de la veille. À cela aurait contribué l’annonce hier par l’Office européen des statistiques que les entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro ont baissé de 1,6 % en juillet contre une hausse de 3,1 % en juin....