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SOCIÉTÉ - Une journaliste espagnole raconte son « initiation » dans la secte du gourou français Claude Vorhilon Caméra cachée chez les raéliens, en plein « séminaire sensuel » à Barcelone

À l’inscription, tu choisis un bracelet, vert si tu es ouvert à toutes les expériences sexuelles, rouge si tu es disponible mais en quête de « partenaires stables » : une journaliste espagnole de Mundo-TV a raconté à l’AFP son reportage initiatique dans la secte des raéliens. Spécialiste des reportages en caméra cachée, « May » s’est immiscée au premier « séminaire sensuel » organisé en Espagne par le gourou français Claude Vorhilon, alias « Raël », début août, dans un hôtel de bord de mer près de Barcelone. Le reportage diffusé jeudi soir par la chaîne Antena 3 suit la vie des 500 participants, adeptes ou curieux ayant appris l’existence du séminaire sur Internet. Parmi eux, une poignée d’Espagnols, de nombreux Français, Italiens et Allemands. Le prix de l’inscription au séminaire était de 600 euros, la moitié si l’on acceptait de partager sa chambre. On y voit Raël professer sa doctrine, dont est en partie inspiré le dernier ouvrage du polémique écrivain français Michel Houellebecq, La possibilité d’une île. Le gourou affirme que l’homme a été créé en laboratoire par les extraterrestres, dont il serait le dernier prophète, défend le clonage humain, encourage une sexualité débridée. Il est entouré de ses « Anges », « un harem de 30 à 40 très belles jeunes femmes, qui se sont engagées par écrit à ne jamais rejeter ses avances et à le protéger, au prix de leur vie si besoin, contre toute agression », assure « May », qui a demandé que son vrai nom ne soit pas publié. L’état-major du mouvement anime également les cours : le psychologue Daniel Chabot, et l’« évêque » Brigitte Boisselier, une scientifique française dont la société Clonaid avait annoncé à grand renfort de publicité, mais sans fournir de preuve, avoir réussi le premier clonage humain. Une ambassade raélienne à Jérusalem ? Outre la joie de vivre et l’attente extatique des petits hommes verts, on y inculque le sens plus terre-à-terre du denier du culte. « Raël promet que le retour sur terre des extraterrestres est imminent mais affirme qu’ils ne viendront pas tant qu’il n’aura pas construit leur future ambassade à Jérusalem », raconte la journaliste. On ignore s’il compte édifier sa céleste chancellerie près du Mur des lamentations ou de l’esplanade des Mosquées. Mais le gourou « explique qu’elle va coûter 50 millions d’euros et qu’il n’en a encore réuni que 10 ». Coût de l’adhésion au mouvement des raéliens : 400 euros pour ceux qui ont un emploi. Le contrat, disponible sur le site Internet du mouvement, précise que tout adepte devra reverser à l’organisation 10 % de ses revenus. Shows érotiques et tripotages Après les cours, les soirées animées : colin-maillard où tout le monde se tripote les yeux bandés, filles déguisées en garçons et garçons en filles, shows érotiques sur piste de danse. « May » n’a pas approfondi les expériences sexuelles nocturnes qui selon elle se poursuivaient dans les chambres. « La journée on te pousse à caresser les autres, le soir à faire l’amour. Beaucoup sont séduits. Le plus bizarre, c’est que presque tous croient vraiment à ces histoires d’extraterrestres », commente la journaliste. « May » a poussé le jeu jusqu’au baptême raélien, les mains apposées du gourou sur son front et sa nuque, pendant qu’un OVNI est censé capter son ADN. « Il me disait : “Tu es belle, je t’aime”. J’ai esquivé ses avances. Il m’a quand même nommée représentante des raéliens en Espagne, disant qu’il avait de grands projets dans ce pays », ajoute la journaliste. Quoique dans le collimateur de l’Église catholique, les sectes ne sont visées par aucune loi spécifique en Espagne. Elles n’y ont fait l’objet que de rares poursuites pour des atteintes à l’intégrité physique, comme la pédophilie ou le trafic de drogue.

À l’inscription, tu choisis un bracelet, vert si tu es ouvert à toutes les expériences sexuelles, rouge si tu es disponible mais en quête de « partenaires stables » : une journaliste espagnole de Mundo-TV a raconté à l’AFP son reportage initiatique dans la secte des raéliens.
Spécialiste des reportages en caméra cachée, « May » s’est immiscée au premier « séminaire sensuel » organisé en Espagne par le gourou français Claude Vorhilon, alias « Raël », début août, dans un hôtel de bord de mer près de Barcelone. Le reportage diffusé jeudi soir par la chaîne Antena 3 suit la vie des 500 participants, adeptes ou curieux ayant appris l’existence du séminaire sur Internet. Parmi eux, une poignée d’Espagnols, de nombreux Français, Italiens et Allemands. Le prix de l’inscription au séminaire était...