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Actualités - Chronologie

Gerhard Schröder, « le phénix »

Gerhard Schröder est connu pour son charisme et sa pugnacité, qui l’ont maintes fois remis sur pied et lui ont valu le surnom de « phénix ». Le chef de gouvernement qu’on disait usé, après sept ans à Berlin, a confirmé sa réputation de « bête de campagne » en volant de meeting en meeting sans laisser paraître la moindre lassitude ni s’accorder un seul jour de répit. « Si les gens voient que vous vous battez jusqu’à l’épuisement, cet enthousiasme devient forcément contagieux », expliquait lundi le social-démocrate, après avoir visité trois villes, donné deux discours et participé à un débat télévisé. Pour ses détracteurs, toutefois, l’homme d’État Schröder a fait preuve de moins de courage politique que « Gerd » l’éternel candidat. La carrière de cet avocat de 61 ans, aux convictions changeantes, doit tout à l’ambition puisée dans le souvenir d’une enfance démunie. M. Schröder garde de cette époque une fascination pour les vedettes sorties du ruisseau et a récemment confié qu’In the Ghetto, d’Elvis Presley, était sa chanson préférée. L’ascension politique de cet homme plutôt télégénique quoique petit pour un Allemand – il mesure 1,70 m – est rapide. Il gravit un à un les échelons du Parti social-démocrate (SPD) et se fait une première fois élire à la Chambre basse en 1980. En 1982, légèrement éméché, M. Schröder secoue le portail de la chancellerie en criant « Je veux entrer ! » Cet objectif devient chez lui une idée fixe qu’il ne concrétisera qu’en 1998, après plusieurs échecs. Ses détracteurs ne lui reconnaissent ni l’éloquence ni l’envergure historique de Willy Brandt, premier candidat SPD élu à la tête d’un gouvernement. M. Schröder s’efforce en revanche de faire preuve de plus d’humour, plaisantant dès qu’il en a l’occasion. Père adoptif d’une petite fille russe, il compte se consoler d’une éventuelle défaite en passant plus de temps avec elle : « Ce sera soit la victoire, soit Viktoria. »
Gerhard Schröder est connu pour son charisme et sa pugnacité, qui l’ont maintes fois remis sur pied et lui ont valu le surnom de « phénix ». Le chef de gouvernement qu’on disait usé, après sept ans à Berlin, a confirmé sa réputation de « bête de campagne » en volant de meeting en meeting sans laisser paraître la moindre lassitude ni s’accorder un seul jour de répit. « Si les gens voient que vous vous battez jusqu’à l’épuisement, cet enthousiasme devient forcément contagieux », expliquait lundi le social-démocrate, après avoir visité trois villes, donné deux discours et participé à un débat télévisé. Pour ses détracteurs, toutefois, l’homme d’État Schröder a fait preuve de moins de courage politique que « Gerd » l’éternel candidat.
La carrière de cet avocat de 61 ans, aux convictions...