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Sommet Bush-Poutine, sur fond de divergences concernant l’Iran et l’Irak

Le président américain George W. Bush s’est entretenu hier avec son homologue russe Vladimir Poutine à la Maison-Blanche, alors que Washington s’inquiète du rapprochement entre Pékin et Moscou et de la coopération nucléaire entre l’Iran et la Russie. En annonçant la rencontre, le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan avait indiqué que les deux chefs d’État la mettraient à profit pour « discuter des moyens d’élargir et d’approfondir le partenariat américano-russe face aux défis et aux opportunités du XXIe siècle ». Les deux pays sont déjà partenaires au sein du groupe international de négociations destiné à amener la Corée du Nord à renoncer à son programme de développement d’armes nucléaires. Mais Moscou est toujours restée sourde aux appels américains à des mesures contre l’Iran et ses ambitions nucléaires. Lors d’une conférence de presse hier soir, le président Bush a, à ce sujet, exprimé sa confiance en la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) si l’Iran ne respectait pas ses obligations nucléaires. Les liens militaires entre Pékin et Moscou sont un autre dossier inquiétant les États-Unis, qui, selon les diplomates, observent de près le rapprochement, alors que la Russie est déjà le premier fournisseur d’équipements militaires de son voisin oriental. En août, les deux pays ont pour la première fois organisé des exercices militaires conjoints, symbole du réchauffement de leurs relations, une source potentielle, selon certains aux États-Unis, de déséquilibre des pouvoirs en Asie. Moscou et Washington s’étaient rapprochés, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, estimant que le terrorisme constituait l’une de leurs premières préoccupations en termes de sécurité, mais sans forcément s’accorder sur les groupes entrant dans cette catégorie. Ainsi, un proche conseiller du président russe a déclaré la semaine dernière que son pays faisait pression pour obtenir l’extradition d’Ilyas Akhmadov, un rebelle tchétchène considéré comme un « terroriste » par la Russie, et ayant aux États-Unis le statut de réfugié politique. L’évolution de plusieurs anciennes républiques soviétiques constitue une autre source de tensions, alors que la Russie soupçonne Washington d’avoir soutenu des révoltes populaires récentes en Georgie, au Kirghizstan et en Ukraine. Washington de son côté estime que le rythme des réformes démocratiques et économiques en Russie n’est pas assez soutenu, ce que M. Poutine qualifie d’ingérence dans ses affaires intérieures.

Le président américain George W. Bush s’est entretenu hier avec son homologue russe Vladimir Poutine à la Maison-Blanche, alors que Washington s’inquiète du rapprochement entre Pékin et Moscou et de la coopération nucléaire entre l’Iran et la Russie.
En annonçant la rencontre, le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan avait indiqué que les deux chefs d’État la mettraient à profit pour « discuter des moyens d’élargir et d’approfondir le partenariat américano-russe face aux défis et aux opportunités du XXIe siècle ». Les deux pays sont déjà partenaires au sein du groupe international de négociations destiné à amener la Corée du Nord à renoncer à son programme de développement d’armes nucléaires. Mais Moscou est toujours restée sourde aux appels américains à des mesures contre...