Doutes et interrogations autour
du procès de Saddam Hussein
le 17 septembre 2005 à 00h00
Dans un peu plus d’un mois, Saddam Hussein et sept autres anciens dirigeants irakiens doivent être traduits pour crimes contre l’humanité devant un tribunal spécial, dont la légitimité est d’ores et déjà remise en cause par les avocats de l’ex-dictateur. Pour certains, ces audiences consacrées au massacre de 150 villageois chiites en 1982 à Doujaïl constitueront un nouveau « procès du siècle ». Mais le cours des événements, depuis l’ouverture de la procédure judiciaire, est annonciateur de difficultés certaines. La plupart des Irakiens confessent leur impatience de voir l’ancien dictateur comparaître devant un tribunal près de deux ans après sa capture. Ils sont nombreux également à souhaiter sa condamnation à la peine de mort. Mais d’autres mettent en cause la légitimité du Tribunal spécial irakien (TSI) et se demandent comment Saddam Hussein pourrait bénéficier d’un procès juste et équitable dans son propre pays. Pour étayer leurs doutes, ils énumèrent les signes de pression politique exercée sur la cour. Les avocats de l’ancien maître de Bagdad ont annoncé qu’ils soulèveraient la question de la légitimité du tribunal dès l’ouverture du procès, arguant de la jurisprudence yougoslave. Après l’éclatement de la Yougoslavie, la communauté internationale s’est dotée d’un Tribunal pénal international ad hoc à La Haye, aux Pays-Bas, pour juger les auteurs présumés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Les conseillers étrangers coopérant avec le TSI admettent eux aussi certains problèmes. « Le gouvernement a donné l’impression d’exercer une influence sur le tribunal, il y a eu des défis », relève une source proche de la cour. « Mais il faut donner au peuple irakien et à ce tribunal la possibilité de surprendre les sceptiques et de montrer toute l’importance qu’ils attachent à l’État de droit », ajoute-t-elle. Reste une question : si le procès devait avoir lieu, si Saddam Hussein devait être condamné, le président Talabani, opposé à la peine de mort, signerait-il le décret d’exécution de l’ancien dictateur ?
Dans un peu plus d’un mois, Saddam Hussein et sept autres anciens dirigeants irakiens doivent être traduits pour crimes contre l’humanité devant un tribunal spécial, dont la légitimité est d’ores et déjà remise en cause par les avocats de l’ex-dictateur. Pour certains, ces audiences consacrées au massacre de 150 villageois chiites en 1982 à Doujaïl constitueront un nouveau « procès du siècle ». Mais le cours des événements, depuis l’ouverture de la procédure judiciaire, est annonciateur de difficultés certaines. La plupart des Irakiens confessent leur impatience de voir l’ancien dictateur comparaître devant un tribunal près de deux ans après sa capture. Ils sont nombreux également à souhaiter sa condamnation à la peine de mort. Mais d’autres mettent en cause la légitimité du Tribunal spécial...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.