Après la confirmation mardi de l’indisponiblité de Thierry Henry pour six semaines, et alors que Zinedine Zidane et Lilian Thuram sont actuellement sur le flanc, l’équipe de France, à J-24 du match délicat et décisif en Suisse, doit prier pour que l’hémorragie s’arrête.
« Je considère qu’il (Henry) est indisponible pour six semaines, toute autre nouvelle sera une bonne nouvelle », a déclaré l’entraîneur d’Arsenal Arsène Wenger mardi, confirmant les propos de son joueur dans le quotidien sportif français L’Équipe lundi. « Pour l’instant (...) c’est non pour l’équipe de France, mais je ferai tout pour être opérationnel », avait affirmé Henry, souffrant d’une pubalgie aiguë.
Même si l’absence de Henry pourrait « encore être (de) quatre semaines », selon Wenger, ce ne serait pas suffisant pour voir le Gunner fouler la pelouse du stade de Suisse, le 8 octobre à Berne, pour un match qui peut directement qualifier les Français au Mondial 2006 en Allemagne en cas de succès, sans même attendre France-Chypre le 12 octobre.
Dans la foulée de la rencontre héroïque le 7 septembre en République d’Irlande, ponctuée par le genre de victoire qui soulage (0-1), tout semblait rose dans le monde des « Bleus ». Depuis Dublin, la tendance vire néanmoins doucement au gris, même si David Trezeguet, qui brille actuellement à la Juventus, fera son retour avec l’équipe de France en Suisse... sauf blessure.
Samedi dernier, l’entraîneur de la Juventus Turin Fabio Capello, passablement irrité, déplorait l’indisponibilité de Lilian Thuram pour le match de championnat à Empoli le lendemain. À Dublin, Thuram avait disputé tout le match en serrant les dents à cause d’une béquille à la cuisse droite, souvenir aimablement laissé par le Féroïen Rogvi Jacobsen trois jours plus tôt à Lens (3-0).
Sagnol suspendu
Deux jours plus tard, le défenseur de la Juve déclarait forfait pour le match de Ligue des champions de la Juve à Bruges. Il reste même incertain pour Juventus-Ascoli dimanche en championnat d’Italie. Capello disait récemment ignorer la durée de son indisponibilité.
Lundi également, le service médical du Real Madrid faisait savoir que Zinedine Zidane, sévèrement taclé par Dunne à la 66e minute de Eire-France, souffrait d’une « rupture musculaire à l’adducteur droit doublée d’une pubalgie aiguë ». Bilan : trois semaines d’absence. Si tout va bien, l’indispensable maître à jouer des Français sera remis une semaine avant Suisse-France.
À cela s’ajoute la suspension en Suisse du défenseur latéral droit Willy Sagnol, pour un carton jaune sévère récolté à Lansdowne road. Problème : son remplaçant le plus évident, Jonathan Zebina, revient de blessure à une cuisse et n’a pas encore rejoué avec la Juventus Turin depuis la fin août.
Lundi soir, sur la chaîne de télévision sportive L’Équipe TV, le sélectionneur français Raymond Domenech s’est montré fataliste : « C’est un coup dur. On ne perd pas des joueurs de haut niveau, pour des rencontres décisives, de gaieté de cœur. Il va falloir trouver une autre solution, c’est le rôle de tous les entraîneurs. »
Mais Domenech a encore de quoi trembler : il reste encore six matches aux internationaux français de Lyon (Malouda, Wiltord, Coupet) avant France-Suisse. Il reste aussi six matches au fragile Trezeguet. Et six matches à William Gallas et Claude Makelele avec Chelsea. Six raisons de croiser les doigts.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après la confirmation mardi de l’indisponiblité de Thierry Henry pour six semaines, et alors que Zinedine Zidane et Lilian Thuram sont actuellement sur le flanc, l’équipe de France, à J-24 du match délicat et décisif en Suisse, doit prier pour que l’hémorragie s’arrête.
« Je considère qu’il (Henry) est indisponible pour six semaines, toute autre nouvelle sera une bonne nouvelle », a déclaré l’entraîneur d’Arsenal Arsène Wenger mardi, confirmant les propos de son joueur dans le quotidien sportif français L’Équipe lundi. « Pour l’instant (...) c’est non pour l’équipe de France, mais je ferai tout pour être opérationnel », avait affirmé Henry, souffrant d’une pubalgie aiguë.
Même si l’absence de Henry pourrait « encore être (de) quatre semaines », selon Wenger, ce ne serait pas...