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UE Straw plaide toujours pour l’intégration de la Turquie dans l’Europe

Jack Straw, le ministre britannique des Affaires étrangères, a plaidé de nouveau hier pour l’intégration européenne de la Turquie, affirmant qu’un rejet d’Ankara entraînera le repli de l’Europe. « Il y a maintenant deux options : une Europe repliée sur elle-même ou une Europe ouverte au reste du monde, une Europe qui étend ses frontières pour bâtir une communauté plus large de démocraties stables et prospères, ou une Europe qui ferme la porte à ses voisins », a écrit M. Straw dans l’International Herald Tribune. Les Européens sont divisés sur la réponse à apporter au refus de la Turquie de reconnaître Chypre, à moins d’un mois de l’ouverture prévue, le 3 octobre, des négociations d’adhésion avec Ankara. Une réunion des ambassadeurs des 25 pays, mercredi à Bruxelles, n’a pas permis de progresser. Le Royaume-Uni, qui préside l’Union européenne au second semestre, soutient résolument la candidature turque. L’entrée de la Turquie, « un pays laïque avec une population musulmane majoritaire (...), serait un symbole puissant », a affirmé Jack Straw. En revanche, rejeter ce pays « mettrait en danger les considérables progrès » démocratiques déjà accomplis et pourrait provoquer « une crise sur le pas de notre porte ». Cependant, la question de Chypre est au cœur de la réticence des Européens. La Turquie a réaffirmé en juin qu’elle ne reconnaîtra pas la République de Chypre, État progrec né de la partition de l’île dans les années 70 et devenu membre de l’UE en 2004. Comme le rappelait ces derniers jours le ministre français Philippe Douste-Blazy, il est difficile d’imaginer l’intégration à l’UE d’un État disant, dès le départ, qu’il ne va pas reconnaître l’un des États membres.
Jack Straw, le ministre britannique des Affaires étrangères, a plaidé de nouveau hier pour l’intégration européenne de la Turquie, affirmant qu’un rejet d’Ankara entraînera le repli de l’Europe. « Il y a maintenant deux options : une Europe repliée sur elle-même ou une Europe ouverte au reste du monde, une Europe qui étend ses frontières pour bâtir une communauté plus large de démocraties stables et prospères, ou une Europe qui ferme la porte à ses voisins », a écrit M. Straw dans l’International Herald Tribune.
Les Européens sont divisés sur la réponse à apporter au refus de la Turquie de reconnaître Chypre, à moins d’un mois de l’ouverture prévue, le 3 octobre, des négociations d’adhésion avec Ankara. Une réunion des ambassadeurs des 25 pays, mercredi à Bruxelles, n’a pas permis de...