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UE Négociations d’adhésion : les Européens optimistes, les Turcs inflexibles

Les ministres européens des Affaires étrangères ont fait assaut d’optimisme hier sur l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE le 3 octobre prochain, malgré le refus d’Ankara de céder sur la reconnaissance de Chypre. Réunis à Newport (pays de Galles), les chefs de la diplomatie de l’UE se sont efforcés de calmer le jeu en admettant, à l’image du Britannique Jack Straw dont le pays préside l’UE, que la question chypriote « prendra du temps à résoudre » et ne doit pas remettre en cause le calendrier des négociations. En déplacement à Naples (Italie), le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exclu toute concession sur la question chypriote avant le 3 octobre, affirmant que la Turquie « n’a plus rien à donner ». Son ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül a affirmé dans l’hebdomadaire britannique The Economist qu’Ankara cessera de discuter avec les 25 si ceux-ci posent de nouvelles conditions à son adhésion à l’UE. Invité à Newport, M. Gül a fait savoir à plusieurs de ses homologues qu’un projet de déclaration des Européens répondant au refus de son pays de reconnaître Chypre contenait des « éléments inacceptables » et risquait d’ « entraver » l’ouverture des négociations. La fermeté turque n’a pas empêché le ministre chypriote, George Iacovou, de se montrer lui-même « optimiste » sur un démarrage des pourparlers d’adhésion à la date prévue et d’écarter l’idée d’un veto de Nicosie. « Nous nous attendons à ce que la Turquie normalise ses relations avec la République de Chypre très rapidement », a-t-il dit. Mais, a-t-il souligné, « je n’ai jamais dit que nous mettrions notre veto, un point c’est tout ». De son côté, le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a réaffirmé la position de Paris, selon laquelle « il n’est guère envisageable qu’un pays adhère à l’UE si au départ, avant même l’ouverture des négociations, il dit qu’il ne va pas reconnaître un État membre ».
Les ministres européens des Affaires étrangères ont fait assaut d’optimisme hier sur l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE le 3 octobre prochain, malgré le refus d’Ankara de céder sur la reconnaissance de Chypre. Réunis à Newport (pays de Galles), les chefs de la diplomatie de l’UE se sont efforcés de calmer le jeu en admettant, à l’image du Britannique Jack Straw dont le pays préside l’UE, que la question chypriote « prendra du temps à résoudre » et ne doit pas remettre en cause le calendrier des négociations.
En déplacement à Naples (Italie), le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exclu toute concession sur la question chypriote avant le 3 octobre, affirmant que la Turquie « n’a plus rien à donner ». Son ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül a affirmé...