L’euro a oscillé autour de 1,23 $ hier sur les marchés des changes internationaux, la déception des opérateurs après un indice allemand IFO inférieur aux attentes n’ayant pas affecté outre mesure la bonne tenue de la devise européenne. Ce baromètre, mesurant le moral des chefs d’entreprises en Allemagne, s’est légèrement dégradé en août, à 94,6 points, contre 95 points en juillet, alors qu’on s’attendait à un indice en légère hausse à 95,2 points. Les investisseurs, qui ont été un peu déconcertés par la faiblesse de cet indice, ont estimé, en un premier temps, devoir se débarrasser de l’euro en le ramenant de 1,2325 $, avant la publication de ce baromètre de l’économie allemande, jusqu’à 1,2275 $. Mais ce résultat, inférieur aux attentes, n’a pas tardé à être compensé par un autre fait encourageant : la composante du baromètre mesurant les attentes des entrepreneurs pour la première économie de la zone euro dans les six prochains mois a progressé de 95,1 points à 95,4 points. Ce développement a laissé envisager qu’une amélioration de la conjoncture reste possible au 2e semestre, ce qui a redonné, en un deuxième temps, un peu de tonus à l’euro. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de l’Office fédéral des statistiques que l’inflation s’est ralentie en août en Allemagne, à 1,9 % sur un an contre 2,0 % en juillet, malgré la flambée des prix pétroliers. Ce phénomène n’a pas tardé à rassurer la communauté financière sur la rentabilité de l’euro qui est parvenu à repasser le seuil de 1,23 $. Cela étant, l’annonce dans la soirée par le département américain du Travail que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis ont baissé de 4 000, pour s’établir à 315 000 au cours de la semaine close le 20 août par rapport à la semaine précédente, est passée comme inaperçue. En effet, l’euro est resté généralement recherché jusqu’à la fin de la journée, se négociant à New York à 1,23 $ contre 1,2265 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,29 %.
Les Bourses européennes victimes de la flambée du pétrole
La tendance de la Bourse américaine était incertaine hier, les investisseurs restant très nerveux après les nouveaux records atteints par les prix du pétrole. Pourtant, l’amélioration du marché du travail aux États-Unis la semaine dernière devait alléger les pressions qui commençaient à s’exercer sur la cote. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre qu’Eastman Kodak a décidé la fermeture d’unités de production aux États-Unis et en Chine pour réduire ses coûts d’exploitation et que General Motors a prolongé ses rabais massifs jusqu’au 30 septembre pour promouvoir ses ventes.
Les nouveaux records du pétrole ont, au contraire, fait chuter les Bourses européennes pendant que Wall Street parvenait à relativiser l’impact des prix de l’énergie sur la croissance américaine. De plus, la remontée de l’euro, malgré un mauvais indice IFO en Allemagne, a provoqué quelques doutes chez les opérateurs qui ont continué à se débarrasser des actions européennes, surtout celles des entreprises exportatrices et consommatrices de l’énergie. En outre, les sanctions décidées par le Conseil de la concurrence contre France Télécom, Vivendi Universal et Bouygues ont encore pesé hier sur les autres sociétés du secteur.
À la Bourse de Beyrouth, une chasse aux bonnes affaires a été relevée sur les actions Solidere après la publication des résultats semestriels de la société. Celles de la catégorie A ont progressé de 11,52 $ à 11,97 $ et celles de la catégorie B de 11,63 $ à 11,73 $.
Élie KAHWAGI
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