Le FC Barcelone, champion d’Espagne en titre, cherchera à asseoir sa domination sur la Liga, dès ce week-end à l’occasion de l’ouverture de la saison 2005-06, une domination contestée par un Real Madrid décidé à tout gagner après deux saisons blanches.
Le club catalan n’a rien changé, ou presque, durant l’intersaison. La priorité était de conserver des joueurs qui ont su vivre et gagner ensemble. Gerard, longtemps blessé et peu utilisé, n’a pas été retenu. En fin de contrat, il a choisi Monaco.
Saviola, de retour d’un prêt à Monaco, n’entrait pas dans les plans de l’entraîneur Frank Rijkaard et a été de nouveau prêté, au FC Séville.
Mark van Bommel, l’international néerlandais du PSV Eindhoven, et Santi Ezquerro, le milieu offensif de l’Athletic Bilbao, sont venus renforcer un effectif déjà très riche, qui n’a pas été épargné par les blessures de longue durée la saison dernière.
Outre Gerard, Edmilson, Gabri, Larsson et Motta ont dû être écartés des terrains plusieurs mois et ils constituent autant de précieux renforts pour la saison à venir.
Triple couronne
L’objectif est clair : conserver le titre de champion et aller le plus loin possible en Ligue des champions.
De son côté, le Real Madrid, dauphin du Barça la saison passée, veut faire oublier deux saisons sans titre et vise la triple couronne : Liga, C1 et Coupe d’Espagne.
Le Real a d’abord choisi de renforcer son arrière-garde, avec les signatures des Uruguayens Pablo Garcia (Osasuna) et Carlos Diogo (River Plate). Avant de dynamiser son attaque. Avec les arrivées de deux internationaux brésiliens : le costaud Julio Baptista (FC Séville) et le félin Robinho (Santos).
Et le club madrilène a su trouver en l’Inter Milan, à qui il a vendu son défenseur argentin Walter Samuel – le club italien engageant également son compatriote Santiago Solari et le Portugais Luis Figo –, un intéressant pourvoyeur de fonds.
Avec le replacement de Zidane en n° 10 derrière les deux attaquants et en misant sur une adaptation rapide du prodige Robinho, le Real 2005-06 pourrait bien faire des étincelles.
Trouble-fête
Derrière les deux géants du foot espagnol, de qui faut-il se méfier ? À l’instar des deux clubs sévillans, le FC Séville et le Betis, Valence, avec un recrutement fourni (Kluivert, Edu, Regueiro, Villa, Mora et Miguel), est un outsider possible. Mais le club valencien devra digérer la déception de la défaite en finale de la Coupe Intertoto face à Hambourg, qui le prive de C3. De plus, le Brésilien Edu s’est blessé à un genou et sera indisponible environ six mois.
L’Atletico Madrid, qui va de déception en déception depuis son doublé Coupe-championnat en 1996, pourrait enfin revoir la lumière cette saison. Si l’entraîneur argentin Carlos Bianchi, qui succède à Cesar Ferrando, parvient à faire briller le quatuor offensif composé de l’Argentin Maxi Rodriguez, du Bulgare Martin Petrov, du Serbo-Monténégrin Mateja Kezman et de l’Espagnol Fernando Torres, tous internationaux.
Villarreal, qui a conservé son maître à jouer Riquelme et a effectué un recrutement intéressant avec les venues de l’Italien Alessio Tacchinardi et du Néerlandais Jan Kromkamp, devrait de nouveau viser le haut du tableau.
Enfin, des trois promus, Alavés, Cadix et le Celta Vigo, seul le Celta semble en mesure de pouvoir jouer les trouble-fête. Le club galicien s’en est en tout cas donné les moyens avec les signatures de l’international argentin Diego Placente et du buteur brésilien Fernando Baiano, auteur de neuf buts en six mois et 17 matches avec Malaga la saison dernière.
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