L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, repassant le seuil de 1,22 $, alors que le billet vert était également sous pression face au yen. Le sentiment du marché vis-à-vis du dollar est devenu faible au lendemain de ses bénéfices de la semaine dernière, faute d’indicateurs économiques aux États-Unis. En revanche, les opérateurs ont estimé hier devoir prendre les gains que leur procure la récente remontée du billet vert après l’annonce hier par la Banque centrale européenne (BCE) que la zone euro a enregistré une entrée nette de capitaux, en termes d’investissements directs et de portefeuille, de quelque 96,3 milliards EUR en juin contre une entrée nette de 25,9 milliards EUR en mai. Cette évolution, qui s’explique en particulier par un intérêt accru des investisseurs étrangers pour les titres de la zone euro, n’a pas tardé à influer positivement le taux de change de la monnaie unique. Cela d’autant que des pronostics circulaient hier sur les marchés faisant état que l’indice de conjoncture ZEW attendu aujourd’hui en Allemagne devrait augmenter de 37 points en juillet à 40 points en août. Cette perspective, qui reflète les prévisions de conjoncture du secteur financier de la première économie de la zone euro, n’a pas tardé à peser sur le dollar qui a souffert des craintes d’une baisse de 1,2 % des commandes de biens durables aux États-Unis en juillet dont les chiffres seront publiés demain. En outre, des rumeurs selon lesquelles des banques centrales auraient acheté des euros « bon marché » pour diversifier leurs réserves de changes, ont également pu contribuer à rendre la monnaie unique plus ferme. Enfin dans une équation, qui devient désormais familière, le dollar a souffert aussi de la fermeté du yen, dopé par l’intérêt des investisseurs étrangers pour les placements en actifs japonais. Compte tenu donc de toutes ces considérations, l’euro s’est trouvé hier dans une situation privilégiée face au billet vert, se négociant finalement à New York à 1,2230 $ contre 1,2150 $ vendredi dernier, en hausse de 0,66 %.
Les Bourses dans le rouge à cause du pétrole
La Bourse américaine est tombée dans le rouge hier, alors que les prix du pétrole étaient de nouveau en forte hausse. La condamnation de Merck au paiement de 253,4 millions $ dans un premier procès lié à son médicament Vioxx a également pesé sur la tendance. Il en est de même des problèmes de plusieurs compagnies aériennes plombées par la flambée du carburant et leurs coûts structurels. Pourtant, l’annonce par l’institut de recherche Gartner que les ventes mondiales de PC devraient croître de 12,7 % cette année a soutenu, quoique légèrement, le secteur de la haute technologie.
Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé sur une note faible, souffrant de la nouvelle et forte hausse du pétrole. Les déboires de l’américain Merck ont également pesé sur le secteur pharmaceutique européen. Cela étant, les opérateurs ont ignoré le rapport publié hier par Lehman Brothers faisant état que les bénéfices des sociétés européennes pour le 2e trimestre 2005 sont en progression de 27 % contre une progression de 11 % pour les sociétés américaines.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué de subir la pression de quelques ventes bénéficiaires, les ramenant de 12,20 $ à 11,95 $ et de 12,31 $ à 12,04 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, repassant le seuil de 1,22 $, alors que le billet vert était également sous pression face au yen. Le sentiment du marché vis-à-vis du dollar est devenu faible au lendemain de ses bénéfices de la semaine dernière, faute d’indicateurs économiques aux États-Unis. En revanche, les opérateurs ont estimé hier devoir prendre les gains que leur procure la récente remontée du billet vert après l’annonce hier par la Banque centrale européenne (BCE) que la zone euro a enregistré une entrée nette de capitaux, en termes d’investissements directs et de portefeuille, de quelque 96,3 milliards EUR en juin contre une entrée nette de 25,9 milliards EUR en mai. Cette évolution, qui s’explique en particulier par un intérêt accru...