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Actualités - Chronologie

L’hiver en août pour l’Olympique de Marseille

Un seul point au compteur et une place d’avant-dernier à la clé, huit buts encaissés en quatre matches de championnat, une situation mal engagée en Coupe Intertoto : Marseille, battu à Rennes samedi (3-2) lors de la 4e journée de L1 de football, vit un calvaire en ce début de saison. Même si les dirigeants marseillais n’avaient pas, dès le mois de juillet, exclu un tel scénario, le comportement de l’équipe sur le terrain ne laisse guère espérer un prompt rétablissement. Esquisse d’explication. Une opération de recrutement mal gérée Promis-juré, seuls deux ou trois éléments « d’élite » devaient venir renforcer le groupe, avait indiqué le président Pape Diouf en fin de saison dernière, dans un plaidoyer pour la stabilité... Moyennant quoi, toutes les recrues de l’été 2004 sont parties (Pedretti, Luyindula, Costa, Bamogo, Br. Cheyrou, Fiorèse), remplacées par six autres (Niang, Ribéry, Oruma, Andre Luis, Mendoza, Lamouchi). Un sacré constat d’échec, combiné à un mauvais sens de l’anticipation, dont le cas Luyindula est symptomatique. L’international français a été prêté à Auxerre le 12 août, alors que lui était promis un rôle de choix après une première saison en demi-teinte. Voici donc l’OM, démuni en attaque, contraint de recruter pour pallier ce départ. Bamogo, prêté à Nantes, aurait pu sans doute donner un vrai coup de main. Une cohésion délicate à trouver Conséquence de cette grande lessive, l’alchimie tarde forcément à opérer. D’autant que le contour de l’effectif n’est pas encore fixé : dans l’idéal, Marseille souhaite un joueur supplémentaire par ligne. Sachant que deux autres, Sylvain N’Diaye et Salomon Olembé, joueurs d’appoint ayant rarement déçu, sont sur le départ. Une condition physique imparfaite La participation à la Coupe Intertoto a impliqué une réelle surcharge physique, face à des adversaires dont le coach Jean Fernandez aime à rappeler qu’ils sont du niveau Coupe d’Europe ou Ligue des champions (Lazio Rome, La Corogne). Le degré de préparation et d’intégration disparate des recrues n’a rien arrangé. « Je termine les matches moins fatigué », a reconnu hier Lamouchi, dont la préparation avait démarré tardivement. Changements tactiques Défense à cinq ou à quatre, attaque et milieu de terrain à géométrie variable. Fernandez, plutôt favorable a priori au 4-4-2, n’a pas encore trouvé son équipe type et procède encore par empirisme. C’est le prix à payer, aussi, pour ce chambardement dans l’effectif. À sa décharge, il a dû composer à plusieurs reprises avec les blessures et les suspensions (Niang, Oruma, Beye, Déhu). La défense en question Huit buts encaissés en quatre matches de L1, c’est beaucoup trop pour nourrir des ambitions, ne cesse de répéter Fernandez, ancien milieu défensif. La base, pourtant, est demeurée identique à la saison passée. Les automatismes sont donc présumés acquis, même si la fin de saison n’avait pas été très rassurante. C’est le casse-tête numéro un de l’été. Un calendrier costaud Réceptions de Bordeaux et Lyon, voyages à Lens et Rennes, Lazio Rome et La Corogne en Intertoto: l’OM, en effet, pouvait espérer un agenda plus clément. Surtout en phase de reconstruction.
Un seul point au compteur et une place d’avant-dernier à la clé, huit buts encaissés en quatre matches de championnat, une situation mal engagée en Coupe Intertoto : Marseille, battu à Rennes samedi (3-2) lors de la 4e journée de L1 de football, vit un calvaire en ce début de saison.
Même si les dirigeants marseillais n’avaient pas, dès le mois de juillet, exclu un tel scénario, le comportement de l’équipe sur le terrain ne laisse guère espérer un prompt rétablissement. Esquisse d’explication.

Une opération de
recrutement mal gérée
Promis-juré, seuls deux ou trois éléments « d’élite » devaient venir renforcer le groupe, avait indiqué le président Pape Diouf en fin de saison dernière, dans un plaidoyer pour la stabilité... Moyennant quoi, toutes les recrues de l’été 2004 sont parties...