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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro dans une marge étroite face au dollar

L’euro a joué au yoyo face au dollar hier sur des marchés des changes dominés par les perspectives de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et les craintes de ventes bénéficiaires de billets verts. De ce fait, les cambistes se sont montrés indécis sur l’orientation future du dollar après avoir largement anticipé dès le début de la semaine le resserrement de la politique monétaire de la Fed à la lumière des chiffres de l’inflation américaine en juillet. Pourtant, le début de rapatriement aux États-Unis des bénéfices des multinationales américaines devait maintenir une bonne demande pour le billet vert. Cela d’autant que ces bénéfices réalisés à l’étranger doivent en effet être convertis en dollars avant de regagner la trésorerie des entreprises aux États-Unis. L’élan est resté ainsi favorable au dollar, surtout après que des intervenants eurent constaté qu’il a bien résisté à plusieurs niveaux techniques. Du côté de l’euro, il s’est ressenti de l’annonce hier par l’Insee que la croissance du PIB français a été de seulement 0,1 % au 2e trimestre 2005 contre 0,4 % au premier (voir par ailleurs), à un moment où la croissance allemande ne cesse de ralentir. Cela étant, les opérateurs se sont montrés indifférents à l’annonce par Eurostat (l’Office européen des statistiques) que la zone euro a enregistré un excédent commercial de 6,5 milliards EUR en juin, après 2,7 milliards en mai et ont continué à rééquilibrer leurs positions de change à l’actif du dollar. Pourtant, les soupçons très fréquents sur le marché que des banques centrales profiteront des niveaux autour de 1,21 $ pour un euro, pour diversifier leurs réserves de change, sont venus limiter ensuite les dégâts de la monnaie unique. Celle-ci s’est donc négociée finalement à New York à 1,2165 $, après un plus bas à 1,2127 $ au courant de la matinée, contre 1,2175 $ la veille, soit sans grand changement d’un jour à l’autre. Bonne orientation des Bourses La Bourse américaine s’est maintenue en hausse hier, les investisseurs estimant que la baisse des derniers jours était exagérée. En outre, des achats de couverture liés à l’expiration d’options sur actions et indices ont également soutenu la tendance positive du marché. La cote a trouvé aussi appui dans l’amélioration de la recommandation de Coca-Cola par la banque UBS qui s’attend à ce que les ventes de boissons augmentent cette année. Il en est de même de la révision en hausse par Lehman Brothers de sa recommandation pour l’équipementier automobile Delphi. Les Bourses européennes ont renoué avec la hausse hier après six séances consécutives de recul. La baisse de l’euro face au dollar est venue donc soutenir les sociétés exportatrices aux États-Unis, alors que la hausse du pétrole redonnait de l’actualité aux placements dans les sociétés productrices, surtout après que Merrill Lynch eut relevé ses prévisions de bénéfices pour nombre d’entre elles. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée hier avec la baisse des actions A de 12,31 $ à 12,20 $ et la hausse des actions B de 12,09 $ à 12,31 $. Élie KAHWAGI

L’euro a joué au yoyo face au dollar hier sur des marchés des changes dominés par les perspectives de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et les craintes de ventes bénéficiaires de billets verts. De ce fait, les cambistes se sont montrés indécis sur l’orientation future du dollar après avoir largement anticipé dès le début de la semaine le resserrement de la politique monétaire de la Fed à la lumière des chiffres de l’inflation américaine en juillet. Pourtant, le début de rapatriement aux États-Unis des bénéfices des multinationales américaines devait maintenir une bonne demande pour le billet vert. Cela d’autant que ces bénéfices réalisés à l’étranger doivent en effet être convertis en dollars avant de regagner la trésorerie des entreprises aux États-Unis. L’élan est resté ainsi...