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L’Égypte veut le maintien de Rafah comme poste-frontière

L’Égypte veut garder Rafah comme poste-frontière avec la bande de Gaza, alors qu’Israël souhaite sa fermeture ou qu’il soit limité aux personnes, a déclaré hier à l’AFP une source diplomatique égyptienne. Selon cette source, qui a requis l’anonymat, Égyptiens et Palestiniens sont d’accord pour une présence d’inspecteurs de l’Union européenne à ce seul point de passage entre la bande de Gaza et l’Égypte. « Nous sommes en pleine négociation avec les Israéliens qui veulent imposer leurs règles », a-t-elle indiqué, précisant que l’UE avait donné son accord pour être impliquée comme « tierce partie », les États-Unis y étant aussi favorables. Cette source diplomatique a par ailleurs indiqué que l’accord entre Israël et l’Égypte pour le déploiement de 750 gardes-frontières égyptiens à la frontière avec Gaza, après le retrait israélien, « est tout proche d’être finalisé ». Prévue pour cette semaine, l’arrivée des premiers gardes armés égyptiens le long des 14 km de frontière a donc été retardée, a-t-on appris de source sécuritaire à Rafah, estimant qu’ils « sont attendus ici d’ici à la fin août ». Depuis 1967, le poste de Rafah, situé au milieu de cette ville de 160 000 habitants coupée en deux, est sévèrement contrôlé par Israël. Point de transit obligatoire pour tout voyage à l’étranger, il est pour les 1,3 million de Palestiniens de Gaza la seule porte avec le monde extérieur. Deux options ont été évoquées : la première consiste à fermer Rafah et à transférer le terminal vers la pointe sud de la bande de Gaza, près du kibboutz Kerem Shalom. L’autre option consisterait à garder les mouvements de personnes à Rafah mais à faire transiter les marchandises par Nitzana, une localité israélienne frontalière à 50 km au sud de Rafah, avant qu’elles soient acheminées à Gaza par le poste de Sufa, également situé au sud de la bande. « L’Égypte ne voit aucune raison technique pour fermer ou scinder le terminal de Rafah, des options qu’elle refuse totalement », a dit la source diplomatique, estimant que l’abrogation de l’accord douanier de 1995 « serait un désastre ».
L’Égypte veut garder Rafah comme poste-frontière avec la bande de Gaza, alors qu’Israël souhaite sa fermeture ou qu’il soit limité aux personnes, a déclaré hier à l’AFP une source diplomatique égyptienne. Selon cette source, qui a requis l’anonymat, Égyptiens et Palestiniens sont d’accord pour une présence d’inspecteurs de l’Union européenne à ce seul point de passage entre la bande de Gaza et l’Égypte.
« Nous sommes en pleine négociation avec les Israéliens qui veulent imposer leurs règles », a-t-elle indiqué, précisant que l’UE avait donné son accord pour être impliquée comme « tierce partie », les États-Unis y étant aussi favorables. Cette source diplomatique a par ailleurs indiqué que l’accord entre Israël et l’Égypte pour le déploiement de 750 gardes-frontières égyptiens à...