Certains Israéliens se réjouissent de voir Gaza évacuée
le 18 août 2005 à 00h00
Le quotidien israélien Maariv publiait hier à sa une une photo montrant des soldats israéliens aux visages sévères marchant sur les colonies juives de la bande de Gaza, surmontée d’un titre en forme de vœu : « Nous nous en sortirons ensemble. »
Mais ce slogan sonne creux pour certains Israéliens, ceux qui ne se sentent pas concernés par ce retrait forcé et ultramédiatisé, qui suscite, certes, la sympathie, mais peu de solidarité.
« C’est comme si nous vivions dans des mondes parallèles, Tel-Aviv contre Goush Katif », explique Dedi Cohen, avocat à Tel-Aviv, en faisant référence à la principale colonie juive de la bande de Gaza, qui a régulièrement été le théâtre d’affrontements entre extrémistes juifs et forces de l’ordre. « Ici, nous menons nos vies comme à l’accoutumée, alors que les colons de Gaza ont le sentiment de se battre pour vivre. Avec tout le respect que je leur dois, je pense que ce retrait était inévitable, c’était la seule chose sensée à faire », ajoute Cohen.
Cette première évacuation de territoires occupés revendiqués par les Palestiniens aurait pu être un drame pour Israël, mais les chaînes de télévision ont déjà cessé de diffuser en direct les images du retrait pour reprendre la programmation habituelle de « sitcoms ».
Certes, pour les ultranationalistes israéliens, ce retrait est une trahison des droits bibliques du peuple juif et une rétribution des violences palestiniennes. Beaucoup, au sein de l’État hébreu, restent également attachés à la philosophie des frontières qui a présidé à sa fondation.
Mais il existe un idéal auquel les Israéliens sont encore plus attachés : le service militaire obligatoire et l’idée que l’armée est au-dessus de toute division politique. Et les images de certains colons maudissant et frappant des poings de pauvres conscrits malchanceux ont éveillé la sympathie de beaucoup d’Israéliens.
Un dernier élément atténue l’épanchement des Israéliens envers les colons : les centaines de milliers de dollars que ceux-ci vont recevoir du gouvernement en guise de dédommagement.
Le quotidien israélien Maariv publiait hier à sa une une photo montrant des soldats israéliens aux visages sévères marchant sur les colonies juives de la bande de Gaza, surmontée d’un titre en forme de vœu : « Nous nous en sortirons ensemble. »
Mais ce slogan sonne creux pour certains Israéliens, ceux qui ne se sentent pas concernés par ce retrait forcé et ultramédiatisé, qui suscite, certes, la sympathie, mais peu de solidarité.
« C’est comme si nous vivions dans des mondes parallèles, Tel-Aviv contre Goush Katif », explique Dedi Cohen, avocat à Tel-Aviv, en faisant référence à la principale colonie juive de la bande de Gaza, qui a régulièrement été le théâtre d’affrontements entre extrémistes juifs et forces de l’ordre. « Ici, nous menons nos vies comme à l’accoutumée, alors que les...
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