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Actualités - Chronologie

« Toute la République Lahoud mêlée à l’assassinat de Hariri »

« Dans le ministère dont je détiens actuellement le portefeuille, des entraves étaient même mises à la poursuite de l’enquête de M. Mehlis par le truchement de la non-divulgation, même toute simple, des numéros de téléphone ayant opéré le 14 février autour du site du crime. Je n’en dirais pas plus à ce stade pour ne pas compromettre l’enquête, mais je crois qu’à un certain niveau, consciemment ou inconsciemment, avec ordres ou sans ordres, toute la République Lahoud est mêlée à l’assassinat de Rafic Hariri », souligne-t-il. Selon lui, « le jour où l’on saura exactement qui a tué Hariri – et là les chances d’aboutir sont plus grandes que sur les enquêtes purement locales –, on saura qui a tué Samir Kassir et Georges Haoui, et qui a tenté de m’assassiner et d’assassiner Élias Murr ». Concernant l’enquête locale sur sa propre tentative d’attentat, Marwan Hamadé affirme, sans détour, que « comme toutes les autres et peut-être encore plus que les autres enquêtes, elle a souffert pendant des mois de la complicité de la justice et des services avec les assassins ». « Je ne vais pas citer de noms, mais les juges qui étaient en charge de l’affaire et les services qui devaient enquêter n’ont rien fait, sinon dissimuler leur complicité ou se taire par lâcheté », souligne-t-il. Marwan Hamadé précise que les enquêtes poursuivent leur cours. « Malheureusement ou heureusement, ce sont maintenant les Américains, les Français et les onusiens qui s’en mêlent, et beaucoup de pièces à conviction, comme le fameux film de l’International College, ont fini, via l’Interpol, par prendre le chemin du FBI ou des services français de renseignements », dit-il, avant de conclure : « Je n’ai pas changé d’avis sur les auteurs de l’attentat. »
« Dans le ministère dont je détiens actuellement le portefeuille, des entraves étaient même mises à la poursuite de l’enquête de M. Mehlis par le truchement de la non-divulgation, même toute simple, des numéros de téléphone ayant opéré le 14 février autour du site du crime. Je n’en dirais pas plus à ce stade pour ne pas compromettre l’enquête, mais je crois qu’à un certain niveau, consciemment ou inconsciemment, avec ordres ou sans ordres, toute la République Lahoud est mêlée à l’assassinat de Rafic Hariri », souligne-t-il.
Selon lui, « le jour où l’on saura exactement qui a tué Hariri – et là les chances d’aboutir sont plus grandes que sur les enquêtes purement locales –, on saura qui a tué Samir Kassir et Georges Haoui, et qui a tenté de m’assassiner et d’assassiner Élias Murr »....