À Chelsea, l’argent du milliardaire russe Roman Abramovitch continue à couler à flots, faisant le bonheur du manageur portugais Jose Mourinho qui a agencé savamment une équipe capable de conserver son titre de champion d’Angleterre de football.
Au regard des 123 millions d’euros dépensés lors du seul été 2004, les 31 millions d’euros versés cette année à Manchester City pour l’attaquant anglais Shaun Wright-Phillips et à l’Athletic Bilbao pour le défenseur espagnol Asier Del Horno semblent de prime abord témoigner d’une sagesse nouvelle.
Mais la quête effrénée du milieu de terrain de Lyon, Michael Essien, pourrait venir presque doubler ce montant. Et Chelsea trône de toute manière très loin devant ses rivaux au classement du club le plus dépensier. Les Blues ont toujours les moyens de s’offrir qui bon leur semble ou presque.
Seul Andryi Shevchenko leur a résisté, même si le club londonien a toujours démenti avoir fait une offre de 87 millions d’euros au Milan AC pour l’Ukrainien. Arsène Wenger, le manageur d’Arsenal, champion la saison précédente, ne peut que dresser le constat.
« Ce n’est pas la faute de Chelsea ou la mienne, c’est juste comme ça. Mais tout le monde sait qu’ils ont énormément d’argent, et quand ils arrivent, ils achètent 20 millions ce qui en coûte 10 », estime le Français, pensant à Wright-Phillips, sur lequel il avait des vues mais à un prix de moitié inférieur ou presque.
« Il y a deux marchés, un avec Chelsea qui est animé et élevé, et un sans Chelsea qui est morose, partout en Europe, ajoute-t-il. Je n’envie pas Chelsea. Il y a moyen de réussir et de battre Chelsea, même s’ils ont plus d’argent que n’importe qui d’autre. »
Principes
Les millions d’Abramovitch, qui ont donné la saison passée au club son premier titre de champion d’Angleterre depuis 50 ans, ne sont pourtant pas les seules clés du succès.
La stratégie du club londonien contraste avec l’excentricité du Real Madrid, qui a usé de sa puissance financière pour faire se côtoyer les stars. Depuis son arrivée à Londres, à l’été 2004, Jose Mourinho a veillé à privilégier d’autres principes.
Pour l’entraîneur le mieux payé d’Angleterre (salaire estimé à 13 millions d’euros annuels), l’équilibre, la cohésion de l’équipe, la dissolution des égoïsmes individuels dans l’intérêt collectif priment.
Pour renforcer une équipe qui n’a perdu qu’une rencontre en 38 matchs de championnat la saison passée, Chelsea a mis la main au portefeuille mais visé juste, du moins l’espère-t-il. Wright-Phillips doit apporter une touche de créativité supplémentaire.
Le petit Anglais est un remarquable outil supplémentaire dans la boîte déjà pleine des ailiers de talent, avec Damien Duff, Arjen Robben et Joe Cole. Del Horno vient, lui, couvrir le poste d’arrière gauche, où Wayne Bridge n’a jamais convaincu.
Enfin, Mourinho a prouvé toute la confiance qu’il inspire aux joueurs en obtenant le retour d’Hernan Crespo. Prêté la saison passée au Milan AC, l’attaquant argentin n’avait d’abord nulle envie de revenir à Chelsea, où il avait déçu lors son premier passage. Le Portugais a su le convaincre.
Quasiment doté de deux équipes aussi fortes l’une que l’autre, Chelsea paraît sur le papier difficilement abordable.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À Chelsea, l’argent du milliardaire russe Roman Abramovitch continue à couler à flots, faisant le bonheur du manageur portugais Jose Mourinho qui a agencé savamment une équipe capable de conserver son titre de champion d’Angleterre de football.
Au regard des 123 millions d’euros dépensés lors du seul été 2004, les 31 millions d’euros versés cette année à Manchester City pour l’attaquant anglais Shaun Wright-Phillips et à l’Athletic Bilbao pour le défenseur espagnol Asier Del Horno semblent de prime abord témoigner d’une sagesse nouvelle.
Mais la quête effrénée du milieu de terrain de Lyon, Michael Essien, pourrait venir presque doubler ce montant. Et Chelsea trône de toute manière très loin devant ses rivaux au classement du club le plus dépensier. Les Blues ont toujours les moyens de s’offrir qui...