Rechercher
Rechercher

Actualités

Les contrats avec l’étranger dans la ligne de mire de Téhéran

Des conservateurs iraniens influents ont déclaré hier qu’un contrat de matériel téléphonique de 750 millions de dollars avait été indûment accordé à Ericsson, Nokia et Siemens. Le groupe d’études du Parlement iranien, qui avait déjà réduit la part d’investissement étranger dans un important accord de téléphonie mobile avec Turkcell, a dit qu’il aurait fallu privilégier des entreprises locales parce qu’elles avaient proposé les prix les plus bas. « La Telecommunications Company of Iran a permis à des sociétés étrangères de remporter l’appel d’offres en retranchant des contractants locaux », explique le groupe dans un communiqué envoyé à Reuters. Le groupe d’études est dirigé par Ahmed Tavakoli, membre influent de la fraction conservatrice du Parlement qui a ramené de 70 à 49 % la participation de Turkcell dans une licence de téléphonie mobile. Le contrat avec Turkcell était à l’origine évalué à trois milliards de dollars et aurait été le plus gros investissement étranger en Iran depuis la révolution islamique de 1979. Ni la Telecommunications Company of Iran ni les trois équipementiers télécoms européens concernés n’ont réagi dans l’immédiat. Les parlementaires conservateurs, qui ont clairement décidé d’adopter une ligne dure vis-à-vis de l’investissement étranger, accusent également le géant pétrolier Shell d’« impérialisme culturel ». Ce groupe a en outre dans le collimateur un accord de pétrochimie de 1,2 milliard de dollars accordé à l’allemand Linde et au sud-coréen Hyundai Engineering and Construction, et affirme là encore que des sociétés locales auraient pu faire le même travail pour moins cher. Les compagnies pétrolières et pétrochimiques iraniennes qui ont accordé des contrats à des sociétés étrangères affirment que les offres inférieures soumises par des entreprises locales sont irréalisables et que l’Iran a besoin du savoir-faire extérieur. Elles ajoutent que ces projets créeront beaucoup d’emplois en Iran. L’attitude de Tavakoli est à l’unisson des déclarations du nouveau président Mahmoud Ahmadinejad, qui a déclaré que les sociétés étrangères n’auraient pas droit à un traitement de faveur dans les accords d’investissement.
Des conservateurs iraniens influents ont déclaré hier qu’un contrat de matériel téléphonique de 750 millions de dollars avait été indûment accordé à Ericsson, Nokia et Siemens.
Le groupe d’études du Parlement iranien, qui avait déjà réduit la part d’investissement étranger dans un important accord de téléphonie mobile avec Turkcell, a dit qu’il aurait fallu privilégier des entreprises locales parce qu’elles avaient proposé les prix les plus bas. « La Telecommunications Company of Iran a permis à des sociétés étrangères de remporter l’appel d’offres en retranchant des contractants locaux », explique le groupe dans un communiqué envoyé à Reuters.
Le groupe d’études est dirigé par Ahmed Tavakoli, membre influent de la fraction conservatrice du Parlement qui a ramené de 70 à 49 % la...