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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro stable à la veille de la Fed

L’euro a très peu varié face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, à la veille de la réunion de politique monétaire de la FED aux États-Unis. À cet égard, les opérateurs, qui avaient largement anticipé à la fin de la semaine dernière le relèvement d’un quart de point en pourcentage du principal taux directeur de la FED de 3,25 % à 3,50 % aujourd’hui, après les bons chiffres du chômage américain en juillet, se sont contentés hier de procéder à un rééquilibrage de leurs positions de change. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les prix à la production en Grande-Bretagne ont progressé de 0,7 % en juillet et de 3 % en rythme annuel. Ce phénomène, qui témoigne de la persistance de pressions inflationnistes, devrait exclure tout nouvel abaissement du principal taux directeur de la Banque d’Angleterre en 2005 après qu’elle l’eut ramené de 4,75 % à 4,50 % jeudi dernier. Le sterling en a donc profité pour freiner son mouvement de baisse face au dollar. Il en est de même pour le yen face au billet vert après l’annonce d’élections anticipées au Japon le 11 septembre 2005, à la suite du refus par le Parlement nippon d’avaliser le projet du gouvernement de M. Koizumi pour la privatisation de la poste japonaise. Dans ce contexte, les opérateurs ont ignoré hier l’annonce par l’Institut national italien des statistiques (Istat) que la production industrielle en Italie a fortement reculé de 2,9 % en juin par rapport à mai et se sont montrés moins unanimes à la baisse de l’euro. Cela étant, la perspective d’accroissement du différentiel de taux d’intérêt entre la zone euro et les États-Unis, qui est en théorie favorable au dollar, ne devait plus jouer au passif de la monnaie unique. Celle-ci a, en effet, achevé la journée à New York comme elle l’avait débutée, sur un ton stationnaire autour de 1,2352 $ contre 1,2355 $ vendredi dernier. L’envolée du pétrole a freiné Wall Street L’envolée des cours du pétrole (voir par ailleurs) a freiné hier l’élan de la Bourse américaine. Il en est de même des anticipations de relèvement des taux d’intérêt par la FED qui pourrait souligner dans son communiqué aujourd’hui que l’inflation a gagné en importance en raison du renchérissement du pétrole. En outre, la cote a souffert des nouvelles en provenance de Delphi, le premier équipementier automobile du monde, qui a évoqué hier la possibilité de mettre en faillite ses activités en Amérique du Nord si les négociations avec les syndicats et General Motors n’aboutissent pas à un allègement de ses coûts sociaux. Cela étant, les opérateurs se sont montrés plutôt indifférents à l’égard des bons résultats de Nortel et de McDonald’s ainsi que de l’annonce par le fabricant d’électroménager Whirlpool du relèvement de son offre d’achat sur son concurrent Maytag. En revanche, les Bourses européennes ont profité de la hausse du pétrole qui a privilégié les sociétés productrices comme Total, Shell Royal Dutch, BP… Elles ont trouvé appui aussi dans le secteur bancaire et dans les pharmaceutiques ainsi que dans les valeurs du BTP (bâtiments et travaux publics). À la Bourse de Beyrouth, les prises de bénéfices ont continué de peser sur Solidere dont les actions A et B sont retombées de 13,49 $ à 13,30 $ et de 13,48 $ à 13,10 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a très peu varié face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, à la veille de la réunion de politique monétaire de la FED aux États-Unis. À cet égard, les opérateurs, qui avaient largement anticipé à la fin de la semaine dernière le relèvement d’un quart de point en pourcentage du principal taux directeur de la FED de 3,25 % à 3,50 % aujourd’hui, après les bons chiffres du chômage américain en juillet, se sont contentés hier de procéder à un rééquilibrage de leurs positions de change. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les prix à la production en Grande-Bretagne ont progressé de 0,7 % en juillet et de 3 % en rythme annuel. Ce phénomène, qui témoigne de la persistance de pressions inflationnistes, devrait exclure tout nouvel abaissement du principal taux...