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Actualités - Chronologie

Soudan L’ONU dénonce l’impunité des viols au Darfour

De nombreux cas de viols commis par des membres de la police ou de l’armée continuent à être signalés dans la région du Darfour (Soudan), où les autorités paraissent « incapables ou non désireuses » d’y mettre un terme, selon un rapport des Nations unies publié hier à Genève. Ce rapport, rédigé par Mme Louise Arbour, haut-commissaire de l’ONU chargée des Droits de l’homme, fait le point sur l’action des autorités soudanaises dans ce dossier, un an après les appels lancés par le secrétaire général Kofi Annan pour l’ouverture d’une enquête sur ces viols. « Les viols, individuels et collectifs, continuent à être perpétrés au Darfour par des éléments armés dont certains sont membres des forces de l’ordre et de l’armée. Le gouvernement semble incapable ou non désireux d’y mettre un terme », indique le rapport. « Dans la grande majorité des cas où les coupables ont été identifiés, il s’agit de membres des forces armées gouvernementales, des forces de l’ordre ou de milices progouvernementales », ajoute le rapport. Une enquête internationale avait conclu l’année dernière que les viols de femmes au Darfour par les protagonistes du conflit étaient « très répandus et systématiques ». La plupart des victimes font partie des quelque 1,88 million de personnes déplacées, soit un tiers de la population locale, qui vivent dans des camps. Le rapport se base sur le suivi de plusieurs cas détaillés. « Des viols collectifs de femmes et de fillettes sont monnaie courante », ajoute le rapport. Les victimes ont été insultées et humiliées, menacées de mort, battues et quelquefois tuées. Celles qui survivent n’osent pas se plaindre aux autorités, de peur de représailles ou parce qu’elles pensent que cela ne servirait à rien. Selon le rapport, certains postes de police refusent d’enquêter ou d’enregistrer les plaintes. Bien qu’il y ait des signes que le gouvernement soudanais est en train de « commencer à s’attaquer au problème, la plupart des violeurs n’ont pas été traduits en justice », a ajouté la haut-commissaire aux Droits de l’homme. Mme Arbour a lancé un appel au gouvernement soudanais afin qu’il prenne « pleinement la mesure du problème et adopte des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité au Darfour ». « Seules des enquêtes longues et crédibles, et le lancement de poursuites en cas de violences sexuelles feront comprendre aux auteurs que de tels actes ne sont plus tolérés », ajoute le rapport. Dans certains cas, l’action menée par les autorités soudanaises « aggrave la situation » en faisant à nouveau subir des pressions et des humiliations aux victimes du viol. Dans un des cas répertoriés, une victime d’un viol a été sortie d’une clinique pour être à plusieurs fois examinée, contre sa volonté, par des médecins mandatés par les autorités.
De nombreux cas de viols commis par des membres de la police ou de l’armée continuent à être signalés dans la région du Darfour (Soudan), où les autorités paraissent « incapables ou non désireuses » d’y mettre un terme, selon un rapport des Nations unies publié hier à Genève. Ce rapport, rédigé par Mme Louise Arbour, haut-commissaire de l’ONU chargée des Droits de l’homme, fait le point sur l’action des autorités soudanaises dans ce dossier, un an après les appels lancés par le secrétaire général Kofi Annan pour l’ouverture d’une enquête sur ces viols. « Les viols, individuels et collectifs, continuent à être perpétrés au Darfour par des éléments armés dont certains sont membres des forces de l’ordre et de l’armée. Le gouvernement semble incapable ou non désireux d’y mettre un terme...