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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro a flanché sur des prises de bénéfices

L’euro a faibli face au dollar hier, terminant la semaine sous 1,21 $, sur des marchés de change perplexes après la réévaluation du yuan et les attentats de Londres. C’est ainsi qu’après avoir progressé jusqu’à 1,2255 $, la monnaie unique a largement perdu du terrain sur des ventes bénéficiaires, alors que les opérateurs semblaient digérer la décision de la Chine de réévaluer le yuan de 2 %, le fixant à 8,11 pour un dollar contre 8,28 depuis 1997. Bien que les cambistes aient continué d’examiner toujours les conséquences de cette réévaluation sur les taux de change des autres grandes monnaies, il n’en demeure pas moins qu’ils restaient incertains si cette mesure est le début d’une série ou un événement isolé. Mais après que la presse officielle chinoise eut prévenu hier que « les attentes d’autres réévaluations de la valeur du yuan étaient et seront irréalistes », les opérateurs, qui tablaient sur une réévaluation globale de 3 % à 5 % du yuan, ne tardaient pas hier à se tourner sur les fondamentaux économiques européens qui ont privilégié le dollar sur l’euro et le sterling. À cet égard, ils ont fait état de l’annonce d’un faible taux de croissance de l’économie britannique au 2e trimestre (+0,4 %), le plus bas depuis plus de douze ans, pour se débarrasser du sterling au profit du dollar, surtout après qu’ils eurent appris la mort d’un terroriste présumé abattu par la police hier, au lendemain des attentats commis la veille à Londres. Il en est de même de l’annonce par l’Office européen des statistiques que les entrées de commandes dans l’industrie en zone euro ont baissé de 1,5 % en mai contre une hausse de 1,6 % en avril, ce qui a pesé sur la monnaie unique. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que l’Italie a accusé un déficit commercial de 150 millions EUR en juin par rapport à mai et de 5,4 milliards EUR sur les six premiers mois de l’année 2005, soit un record depuis au moins 1993. Dans ce contexte, les investisseurs ont estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse de l’euro face au dollar, le faisant négocier finalement à New York sur un ton faible à 1,2060 $ contre 1,2170 $ la veille, en baisse de 0,90 %. Vulnérabilité des Bourses La Bourse américaine est restée pratiquement vulnérable hier, perturbée par les attentats de Londres, et des chiffres de Microsoft et Google jugés décevants. Ces deux sociétés phares de la haute technologie, qui ont fait des prévisions timides pour le restant de l’année, ont été les plus pénalisées. Il en est de même du secteur automobile après les mauvais résultats de General Motors et des nouvelles selon lesquelles Ford pourrait supprimer jusqu’à 30 % de ses effectifs afin de diminuer ses coûts. Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé en repli sur des prises de bénéfices. Les événements de Londres, conjugués à des indicateurs macroéconomiques décevants et des nouvelles de sociétés peu encourageantes, semblent expliquer cette orientation baissière. À la Bourse de Beyrouth, la tendance de Solidere était partagée hier entre la hausse des actions A de 13,21 $ à 13,30 $ et la baisse des actions B de 13,29 $ à 13,25 $. Élie KAHWAGI
L’euro a faibli face au dollar hier, terminant la semaine sous 1,21 $, sur des marchés de change perplexes après la réévaluation du yuan et les attentats de Londres. C’est ainsi qu’après avoir progressé jusqu’à 1,2255 $, la monnaie unique a largement perdu du terrain sur des ventes bénéficiaires, alors que les opérateurs semblaient digérer la décision de la Chine de réévaluer le yuan de 2 %, le fixant à 8,11 pour un dollar contre 8,28 depuis 1997. Bien que les cambistes aient continué d’examiner toujours les conséquences de cette réévaluation sur les taux de change des autres grandes monnaies, il n’en demeure pas moins qu’ils restaient incertains si cette mesure est le début d’une série ou un événement isolé. Mais après que la presse officielle chinoise eut prévenu hier que « les attentes...