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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Vulnérabilité de l’euro à la veille de l’intervention de Greenspan

L’euro a légèrement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ne tirant pas parti d’un très bon indice de conjoncture allemand, les investisseurs se concentrant plutôt sur les interventions du président de la Fed, Alan Greenspan, attendues aujourd’hui et demain. La publication de l’indice de l’institut ZEW de conjoncture du secteur financier de l’Allemagne n’a donc pas fourni aux opérateurs une raison de soutenir l’euro, bien qu’il ait bondi de 17,5 points en juin à 37 points en juillet, son niveau le plus élevé depuis septembre 2004. Il en est de même de l’annonce par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que les prix à la production ont sensiblement progressé de 0,5 % en juin par rapport à mai et de 4,6 % sur un an contre 4,1 % pendant la même période, et qui est passée comme inaperçue malgré les signes inflationnistes que cette hausse engendre. Certes, l’attention des cambistes était déjà tournée vers les interventions de Greenspan, aujourd’hui devant la commission des Finances de la Chambre des représentants, puis demain devant la commission bancaire du Sénat. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre le contenu d’une lettre publiée tard la veille par le président de la Fed dans laquelle il soutient que, malgré les pressions inflationnistes, « l’économie américaine semble très bien s’accommoder de la hausse des prix pétroliers ». Et à la lumière des indices contenus dans cette lettre, les opérateurs espèrent que Greenspan insistera dans ses interventions devant le Congrès sur la poursuite du relèvement du principal taux directeur de la Fed jusqu’à 4 % d’ici à la fin de l’année 2005. En revanche, le président de la Banque centrale du Luxembourg, Yves Mersch, a laissé entendre hier dans une déclaration à la presse que le prochain geste de la Banque centrale européenne (BCE) sur ses taux directeurs pourrait être une hausse, mais pas avant 2006. Ces propos, qui viennent à quelques jours d’une autre déclaration dans le même sens faite par le gouverneur de la Banque centrale néerlandaise, Nout Welling, n’ont pas tardé à privilégier le dollar sous le rapport de la rentabilité. En effet, l’euro devait se négocier finalement à New York sur un ton vulnérable à 1,2035 $ contre 1,2050 $ la veille. Les Bourses soutenues par les bons résultats des sociétés américaines La Bourse américaine a renoué avec la hausse hier, aidée par de bons résultats de sociétés dans plusieurs secteurs. Ford, IBM, Merrill Lynch, Lucent… ont tous publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu, permettant aux compartiments technologique et financier ainsi qu’aux fabricants automobiles de monter. En outre, l’annonce que International Paper étudie un plan de restructuration qui pourrait le mener à vendre ou à accorder leur indépendance à des activités représentant actuellement 30 % de son chiffre d’affaires et 40 % de ses résultats d’exploitation a également soutenu la tendance. Les Bourses européennes ont fini en trombe aussi, encouragées par les bons résultats des sociétés américaines. Les perspectives encourageantes de la première économie de la zone euro avec le bond spectaculaire de l’indice ZEW ont également rassuré les investisseurs. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a bénéficié d’une chasse aux bonnes affaires, permettant à ses actions A et B de monter de 12,75 $ à 13 $ et de 12,72 $ à 12,81 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a légèrement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ne tirant pas parti d’un très bon indice de conjoncture allemand, les investisseurs se concentrant plutôt sur les interventions du président de la Fed, Alan Greenspan, attendues aujourd’hui et demain. La publication de l’indice de l’institut ZEW de conjoncture du secteur financier de l’Allemagne n’a donc pas fourni aux opérateurs une raison de soutenir l’euro, bien qu’il ait bondi de 17,5 points en juin à 37 points en juillet, son niveau le plus élevé depuis septembre 2004. Il en est de même de l’annonce par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que les prix à la production ont sensiblement progressé de 0,5 % en juin par rapport à mai et de 4,6 % sur un an contre 4,1 % pendant la même période,...